France - Suède : les Bleus veulent prendre la tête

A éga­li­té de points avec la Suède, la France a l’oc­ca­sion de prendre seul la tête de sa poule

Monaco-Matin - - La Une - V.M.

C’était il y a un an. Un France - Al­le­magne pour du beurre. Un match dont il est im­pos­sible de se rap­pe­ler du ré­sul­tat (2-0) sans se plon­ger dans les ar­chives, mais qui ré­sonne en­core comme ce­lui de l’hor­reur. Le 13 novembre 2015, Pa­ris était à feu et à sang, le Stade de France at­ta­qué. On re­voit en­core Pa­trice Evra se re­tour­ner telle une gi­rouette, le bal­lon en­core dans les pieds, après s’être fait se­couer par la deuxième ex­plo­sion, con­sé­quence d’une nou­velle at­taque ka­mi­kaze. « Nous sommes liés par ce drame, que ce soit nous les joueurs ou les per­sonnes pré­sentes dans le stade ce soir- là, a confié Hu­go Llo­ris. On se­ra mar­qué à vie. »

« Pas­ser l’hi­ver au chaud »

De­puis, il y a eu l’Eu­ro, ce­lui de toutes les craintes, que l’équipe de France a fi­na­le­ment tra­ver­sé en fen­dant la foule et en of­frant du bon­heur. Ça n’a pas tou­jours été gran­diose dans le jeu, mais ça n’a pas em­pê­ché les Bleus de ras­sem­bler et de pas­ser à un po­teau du titre contre le Por­tu­gal en juillet der­nier. C’est l’oeuvre de Di­dier Des­champs qui a, entre autres, eu l’ex­cel­lente idée de pla­cer An­toine Griez­mann, là où il fait des mer­veilles à l’At­lé­ti­co Ma­drid, donc à la pointe de l’at­taque. Il de-

vrait y être as­so­cié avec Oli­vier Gi­roud, pré­fé­ré à Ke­vin Ga­mei­ro, ce soir contre la Suède pour per­mettre aux Fran­çais de prendre la main dans leur poule. « On peut pas­ser l’hi­ver au chaud » ,a glis­sé le ca­pi­taine tri­co-

lore. Le mois der­nier, la vic­toire aux Pays-Bas a tout éclai­ré, voire même tout chan­gé. Dès lors, la voie est dé­ga­gée pour la Rus­sie et c’est en par­tie dû au ta­lent de Paul Pog­ba qui a un temps

re­pous­sé le dé­bat qui l’en­toure à chaque fois qu’il dé­barque en « EDF ». Parce qu’il coûte 100 mil­lions d’eu­ros, parce qu’il clame haut et fort qu’il vise le bal­lon d’Or, parce qu’il est Pog­ba, le mi­lieu de Man- ches­ter Uni­ted est at­ten­du au tour­nant. C’est aus­si parce qu’avant son coup d’éclat de l’Arena d’Am­ster­dam, il n’y avait rien de bien mar­quant en bleu. On ne lui a ja­mais de­man­dé d’en­chaî­ner les pe­tits ponts ou les som­bre­ros, ni d’ins­crire quatre buts à chaque match, mais d’être l’un des élé­ments mo­teurs du col­lec­tif et le maillon fort du mi­lieu tri­co­lore, contrat qu’il a mer­veilleu­se­ment rem­pli il y a un mois. Face à la Suède, « La Pioche », son sur­nom, n’est tou­jours pas at­ten­due comme le sauveur de la pa­trie, mais il a le droit de confir­mer que son his­toire en équipe na­tio­nale est bel et bien en marche. Ça passe par une per­for­mance contre la Suède, une na­tion qui n’a plus de star à sa tête suite à la re­traite de Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, mais qui va, peut-être, en pro­fi­ter pour re­for­mer un col­lec­tif. C’est l’idée sug­gé­rée par le sé­lec­tion­neur scan­di­nave Jan An­ders­son, bien conscient que face à Griez­mann, Payet et com­pa­gnie, il fau­dra beau­coup de coeur et d’uni­té pour es­pé­rer créer l’ex­ploit.

(Pho­to AFP)

Les Bleus (ici, Dem­bé­lé, Va­rane, Le­mar, Ra­biot et Gi­roud) ont un der­nier dé­fi à re­le­ver en .

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