L’écoute, fon­da­men­tale après la chi­rur­gie ba­ria­trique chez les jeunes

Monaco-Matin - - Santé - AXELLE TRUQUET

L’obé­si­té concerne 15 % des adultes en France. Les jeunes ne sont pas épar­gnés. Cé­rès, l’hô­pi­tal de jour en nu­tri­tion de Nice, s’in­té­resse no­tam­ment à la prise en charge des 1825 ans dans le cadre de la chi­rur­gie ba­ria­trique. « Si l’ap­proche – glo­bale et plu­ri­dis­ci­pli­naire – est sen­si­ble­ment la même que pour les adultes, nous nous adap­tons aux par­ti­cu­la­ri­tés liées à leur âge. Car ces pa­tients sont confron­tés à des pro­blé­ma­tiques dif­fé­rentes des plus âgés: un pro­jet de gros­sesse, l’en­trée dans le monde pro­fes­sion­nel, etc. » , ré­sume le Dr Au­drey Po­me­ranc. Le mé­de­cin pro­fite éga­le­ment des ate­liers de groupe pour sus­ci­ter le dia­logue entre les gé­né­ra- tions. « Ceux qui souffrent d’obé­si­té de­puis de longues an­nées peuvent té­moi­gner de leur ex­pé­rience au­près des jeunes ma­jeurs. Ces der­niers n’ont pas tou­jours conscience des pro­blèmes aux­quels ils s’ex­posent tels que le diabète, l’hy­per­ten- Dr Au­drey Po­me­ranc sion ou les ma­la­dies car­dio-vas­cu­laires s’ils laissent l’obé­si­té s’ins­tal­ler du­ra­ble­ment. Notre tra­vail de pré­ven­tion est pri­mor­dial. » Il s’agit éga­le­ment de leur faire prendre conscience des en­jeux de la chi­rur­gie ba­ria­trique. L’opé­ra­tion n’est pas un re­mède mi­racle.

« Les ai­der à se ré­ap­pro­prier leur corps »

« Avant l’opé­ra­tion, les pa­tients doivent avoir été ac­com­pa­gnés par des pro­fes­sion­nels pen­dant une pé­riode d’au moins six mois à un an avant de pou­voir pré­tendre à la chi­rur­gie. Le sui­vi psy­cho­lo­gique est fon­da­men­tal car il doit per­mettre de sa­voir si le ma­lade est prêt pour cette étape. » Après avoir été opé­ré, le ma­lade de­vra s’adap­ter sur les plans nu­tri­tion­nel (il ne pour­ra plus man­ger comme avant, donc son rap­port à l’ali­men­ta­tion se­ra bou­le­ver­sé) et phy­si- que ( il de­vra conser­ver une réelle ac­ti­vi­té). « Notre ob­jec­tif est d’évi­ter les re­chutes. Les jeunes s’ex­posent à des com­pli­ca- tions, alors nous es­sayons de les suivre et de les ai­der à se ré­ap­pro­prier leur corps » , ré­sume le mé­de­cin. L’écoute est donc fon- da­men­tale dans la prise en charge de ces pa­tients pour leur as­su­rer un ave­nir se­rein.

(Pho­tos Ax. T. et d’archives Franck Fer­nandes)

Après l’opé­ra­tion, par exemple comme ci- des­sus, les jeunes obèses peuvent être pris en charge à Cé­rès.

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