LEJ, com­plices et vir­tuoses

Monaco-Matin - - Détente | Notre Sélection - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR FRANCK LE­CLERC

Les LEJ sont en concert mar­di soiràNice Acro­po­lis. Lu­cie, Eli­sa, Ju­liette. Trois amies d’en­fance, et même de toute pe­tite en­fance puis­qu’elles se sont connues… à la ma­ter­nelle! Voi­ci le trio de Saint-De­nis qui car­tonne avec En at­ten­dant l’al­bum dont les titres phares, Sum­mer et Hip Hop Ma­shUp­puisent leur ins­pi­ra­tion au­tant dans le clas­sique que­dans la mu­sique ur­baine, avec même un pe­tit dé­tour par le rag­ga. Car elles ont gran­di, les filles. Entre deux séances de tra­vail pour leur pre­mier al­bum « per­so » – elles co­si­gne­ront toutes les com­po­si­tions – dont La Dalle est une pré­fi­gu­ra­tion, elles ont fait le point pour nous sur leur évo­lu­tion. À l’oc­ca­sion de leur pas­sa­ge­par les NRJ Mu­sic Awards, sa­me­di der­nier à Cannes. D’une même voix.

Vous avez dé­jà jouéàNice. Àquoi res­sem­ble­ra ce nou­veau concert? Nous avons tout étof­fé. On a ajou­té quelques com­po­si­tions, ren­for­cé les mor­ceaux. Il y a plus de mu­sique, on par­le­moins. Mais il y a quand­même des blagues! Le spec­tacle d’avant était as­sez

hu­mo­ris­tique, ce qui pou­vait dé­con­cer­ter une par­tie du pu­blic. Du coup, nous gar­dons l’hu­mour, mais en met­tant l’ac­cent sur les ins­tru­ments. Pia­no, saxo­phone, vio­lon­celle. Scé­ni­que­ment aus­si, c’est dif­fé­rent. Il y a plus de lu­mières, par exemple. En fait, c’est la ver­sion . : il y a plus de tout.

On en­ten­dra trois des com­po­si­tions de l’al­bumà­ve­nir? Tout à fait. Dont La Dalle, qui est dé­jà sor­ti, Le Verbe et Seine Saint n’y touche, que nous avons joué l’an­née der­nière mais qui n’est sor­ti nulle part.

Un vrai tra­vail de groupe? Un tra­vail d’équipe, en tout cas. Il peut y avoir des mo­ments où Ju­liette, toute seule chez elle, va trou­ver quelque chose au vio­lon­celle, ou Eli­sa un re­frain, mais en gé­né­ral, le gros du bou­lot se fait vrai­ment à trois. Et quoi qu’il ar­rive, on re­voit tout en­semble et les ar­ran­ge­ments sont dé­ci­dés à trois.

Quels sont les thèmes qui vous ins­pirent? Les textes sont écrits à quatre, avec no­tre­ma­na­ger. En gé­né­ral, les thèmes viennent de conver­sa­tions que nous avons entre nous. Des choses qui nous font rire, ou qui nous sont ar­ri­vées. Ou de su­jets un peu ta­bous, comme dans Seine Saint n’y touche, qui parle de… de se faire ch… au lit! Tou­jours un ton lé­ger, avec des mé­ta­phores et des com­pa­rai­sons. Et la fraî­cheur de nos vingt-trois ans. Car sur l’ac­tua­li­té, par exemple, on n’a pas non plus une ex­pé­rience de fo­lie en ma­tière de po­li­tique.

Votre re­la­tion est fu­sion­nelle. C’est quoi, au­jourd’hui, la vie des LEJ? C’est la même chose. Mais sur la route, le temps de la tour­née. En plus d’être très proches, on est aus­si col­lègues, ce qui com­plète notre ami­tié. C’est co­ol! Même quand on a des doutes, on s’en oc­cupe à trois. Nous sommes hy­per com­plé­men­taires. Pas de risque de grosse tête: les autres sont là pour nous ra­me­ner à la réa­li­té.

(Pho­to Franck Blan­quin)

Lu­cie, Ju­liette et Eli­sa.

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