Sé­pa­ra­tion clés en mains

Monaco-Matin - - Détente - C. C

Ma­thias Lo­nisse (Ben­ja­min La­vernhe), créa­teur de la so­cié­té Love is dead, est un ar­ti­san de la sé­pa­ra­tion amou­reuse. Il est man­da­té pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une rai­son ou une autre, pré­fèrent s’évi­ter cette tâche. Ma­thias as­sume par­fai­te­ment son mé­tier et ef­fec­tue chaque mis­sion avec un grand sens du pro­fes­sion­na­lisme… jus­qu’au jour où sa mère ( Bri­gitte Rouan) se pointe dans son bu­reau…

Trop long et conve­nu mal­gré son ex­cellent pitch de dé­part, Rup­ture pour tous a le mé­rite de ne pas s’ap­puyer sur des stars « ban­kables » et de mettre en lu­mière des vi­sages mé­con­nus du pu­blic. Pen­sion­naire de la Co­mé­die fran­çaise, Ben­ja­min La­vernhe sym­bo­lise cette fraî­cheur. Sou­riant, im­mo­ral, ba­ra­ti­neur, il com­mu­nique sa mau­vaise foi avec un ca­pi­tal sym­pa­thie non né­gli­geable. Sen­ti­ment éga­le­ment res­sen­ti chez sa par­te­naire Eli­sa Ru­schke, so­sie de Vi­ma­la Pons, qui prend la re­lève de son par­te­naire lorsque le rythme gé­né­ral de cette co­mé­die gen­tillette baisse. L’ori­gi­na­li­té de créer un couple au fil des sé­pa­ra­tions tombe, mal­gré tout, à plat de­vant le manque de cré­di­bi­li­té de cer­taines si­tua­tions. En adap­tant son court-mé­trage, Eric Ca­pi­taine rame, s’éter­nise avant de faire tom­ber ses tour­te­reaux dans les bras l’un de l’autre, s’ap­puie sur des se­conds rôles sté­réo­ty­pés (après Ma­man à tort, nou­velle pres­ta­tion hys­té­rique de Camille Cha­moux, pour­tant co-scé­na­riste) et tombe dans la fa­ci­li­té pour re­mettre dans le droit che­min son per­son­nage. Alors ça ron­ronne, jus­qu’à tro­quer le cô­té ir­ré­vé­ren­cieux au dé­tri­ment d’un entre-deux mo­ra­li­sa­teur, com­pro­mis dé­ce­vant, sy­no­nyme d’un manque criant de per­son­na­li­té. Le comble vu le su­jet trai­té.

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