Bas­sin cagnois: une dy­na­mique constante

Dans un bas­sin com­pact, où col­lines et lit­to­ral re­groupent des biens va­riés, la de­mande per­siste. Après une pé­riode de stag­na­tion, le vo­lume de vente aug­mente à nou­veau et les prix s’ajustent au mar­ché

Monaco-Matin - - L’immobilier - • Mé­lis­sa Ma­ri / SOPRESS

Le mar­ché im­mo­bi­lier de Cagnes-sur-Mer a tou­jours été plé­bis­ci­té par les ac­qué­reurs du fait de son em­pla­ce­ment cen­tral, et c’est sur le lit­to­ral que la de­mande est la plus forte. Ain­si, en 2016, le vo­lume des ventes a été plus im­por­tant qu’au­pa­ra­vant. Un phé­no­mène qui n’a pas for­cé­ment eu d’im­pact sur l’en­semble des prix, mais les ache­teurs sont res­tés pré­sents, sur un mar­ché glo­ba­le­ment tour­né vers les sur­faces moyennes de type T2. Les beaux pro­duits sont éga­le­ment très re­cher­chés, mais l’offre est res­treinte ou peu adap­tée aux ten­dances du mar­ché. « Nous avons une dy­na­mique à deux vi­tesses. D’un cô­té, un stock de biens qui stagne car les pro­prié­taires ne sou­haitent pas bais­ser les prix. De l’autre, des per­sonnes qui prennent conscience de la conjonc­ture et s’adaptent. En gé­né­ral, ce sont les re­trai­tés ou les per­sonnes en fin de car­rière qui pri­vi­lé­gient ce type d’in­ves­tis­se­ment », sou­ligne Phi­lippe Bo­no, di­rec­teur de l’agence Bo­no Im­mo­bi­lier. Ap­par­te­ments et pe­tites vil­las (as­sez rares) en bord de mer, mai­sons et ter­rains à bâ­tir dans les col­lines, le bas­sin cagnois offre dif­fé­rentes pers­pec­tives, fa­vo­ri­sant la mu­ta­tion de la po­pu­la­tion, en fonc­tion des moyens et des biens dis­po­nibles.

« Nous consta­tons qu’ache­teurs et ven­deurs sont plus exi­geants. Les ventes les plus réus­sies sont les plus ex­clu­sives, celles où les prix ont été né­go­ciés et qui offrent un com­pro­mis équi­table aux deux par­ties. Ain­si, nous avons der­niè­re­ment ven­du un T3 à La Pi­nède, 4500 eu­ros du m2, en un mois seule­ment, car la né­go­cia­tion avait été jus­te­ment pré­pa­rée », sou­ligne Va­lé­rie Xi­menes, di­rec­trice de Saint-Pierre Im­mo­bi­lier. À titre d’exemple, sur des biens ven­dus ré­cem­ment par l’agence Bo­no Im­mo­bi­lier, sur les col­lines de Saint-Laurent du Var, un T2 de 45m2 avec cave, ga­rage et pis­cine se vend 225000 eu­ros, alors que pour une sur­face équi­va­lente dans le Cros de Cagnes, le prix est de 170000 eu­ros. Ces dif­fé­rences té­moignent d’une né­ces­si­té d’adap­ta­tion, au cas par cas. De ma­nière gé­né­rale, le prix du mètre car­ré sur l’en­semble du bas­sin (de la Colle-sur-Loup à Ville­neuve-Lou­bet) se si­tue entre 3 600 et 4 700 eu­ros du m2 pour un ap­par­te­ment comme pour une mai­son. Les lo­caux et les Fran­çais en quête d’une nou­velle ré­si­dence prin­ci­pale re­pré­sentent la grande ma­jo­ri­té de la clien­tèle et se portent sur des grandes sur­faces, ven­dues en moyenne entre 500000 et 550000 eu­ros (Ves­pins, port Saint-Laurent ou Ville­neuve-plage en tête). Pour trou­ver des prix plus ac­ces­sibles, il faut al­ler au centre de Saint-Laurent-du-Var ou à Ville­neuve-Lou­bet vil­lage.

Aux portes de l’ar­rière- pays

L’ar­rière-pays dis­pose d’un mar­ché plus aléa­toire, puisque le phé­no­mène de « pas­se­relles » avec le lit­to­ral est as­sez si­gni­fi­ca­tif. Les re­trai­tés vendent leurs mai­sons pour re­ve­nir vers le centre et les nou­veaux pro­prié­taires ( sou­vent conduits par les prix) se tournent vers les col­lines. C’est no­tam­ment le cas de Ro­que­fort-les-Pins et la Colle-sur-Loup, où de ré­centes pe­tites mai­sons at­tirent les ha­bi­tants du lit­to­ral. De­puis les hau­teurs de Cagnes-sur-Mer ou de Saint-Laurent-du-Var, l’ac­cès aux bas­sins d’em­plois se fait ra­pi­de­ment. Un frein en moins dans la dé­ci­sion d’achat. Ces sec­teurs plaisent aux ac­tifs et cer­tains jeunes pri­mo ac­cé­dants, plus flexibles. Ailleurs, de nou­veaux pro­grammes sont ac­tuel­le­ment dé­ve­lop­pés : « Nous avons un pro­gramme à Cagnes qui s’adresse en ma­jo­ri­té à des pri­mo ac­cé­dants et des in­ves­tis­seurs, avec des biens al­lant du T2 au T4, à 4 500 eu­ros du m2 en moyenne. À Saint-Laurent du Var, nous avons un pro­jet au centre qui concerne des ré­si­dences prin­ci­pales et se­con­daires (à par­tir de 313 000 eu­ros), et un autre en bord de mer (à par­tir de 335000 eu­ros), uni­que­ment des­ti­né à de la ré­si­dence se­con­daire », in­dique Ka­rine Gran­ge­tas, res­pon­sable com­mer­ciale pour Les Nou­veaux Construc­teurs. Des pro­jets qui s’adressent à la fois aux lo­caux et aux in­ves­tis­seurs, fran­çais et étran­gers.

À Cagnes- sur-Mer, le prix moyen d’un ap­par­te­ment est de   eu­ros/m  , contre   eu­ros à Cannes et   eu­ros à An­tibes.

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