Hu­go Be­cker, à fleur de peau

France 2 dif­fuse les épi­sodes 3 et 4 de Chefs, avec le jeune ac­teur dont la cote monte sur le pe­tit et le grand écran

Monaco-Matin - - Détente - PRO­POS RECUEILLIS PAR JU­LIA BAUDIN

Dans Chefs, l’ex­cellent thril­ler­gas­tro­no­mi­co­dra­ma­tique de France 2, Hu­go Be­cker est Romain, fils né­gli­gé, tour­men­té et sur­doué du hé­ros. L’oc­ca­sion d’un en­tre­tien avec le jeune ac­teur, de plus en plus convoi­té­sur­le­pe­ti­tet­le­grand écran. Quelles pers­pec­tives, dans la sai­son 2, pourRo­main, votre per­son­nage? Romain a vou­lu don­ner l’im­pres­sion qu’il se po­sait en­fin, comme on dit. Mais vous avez vu que rien n’est ac­quis. Bien au contraire. La sai­son 2, très dif­fé­rente, mais pas moins pal­pi­tante que la pré­cé­dente, a dé­mar­ré sur un épi­sode très fort, à la fin du­quel on a com­pris que chaque per­son­nage, pas seule­ment le mien, va vivre des choses pro­fon­dé­ment bou­le­ver­santes… Comment évo­lue sa re­la­tion avec son père, le chef, in­car­né par Clo­vis Cor­nillac? Dif­fi­cile de ré­su­mer en quelques mots ce qui se passe entre eux sur les huit épi­sodes. D’au­tant qu’ils se sont quit­tés un peu bru­ta­le­ment à la fin de la sai­son 1. Ils sont à fleur de peau. Ils sont­comme deux lions de la­mê­me­li­gnée, que leur bru­ta­li­té et leur ins­tinct ani­mal confrontent plu­tôt qu’ils ne les rap­prochent. C’est très com­plexe. Et il y a le res­tau­rant… Un uni­vers dé­crit comme très dur dans la sé­rie…

Nous ne sommes pas très loin de la réa­li­té. J’ai fait plu­sieurs stages dans les cui­sines du chef Da­vid Tou­tain [dont une partie de la bri­gade est en charge de la pré­pa­ra­tion des plats de la sé­rie, ndlr]. Clo­vis a été coa­ché par son ami Thier­ry Marx. Le rythme, le ni­veau d’exi­gence, l’exi­guï­té, les am­bi­tions de cha­cun pro­voquent par­fois des ten­sions – et des ru­desses – très pal­pables. Votre in­ter­pré­ta­tion vous a va­lu une ré­com­pense au Fes­ti­val de Lu­chon… Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de grands ac­teurs, mais seule­ment de grands rôles? Vous sem­blez tou­te­fois de plus en plus sol­li­ci­té…

C’est vrai qu’entre Chefs, Au ser­vice de la France, Ba­ron noir, mes propres pro­jets, le théâtre et le ci­né­ma, j’ai beau­coup de chance. Il y a tant de bons ac­teurs sur le mar­ché. il y a aussi de plus en plus de beaux pro­jets et de beaux rôles. Je tra­vaille beau­coup. Sur des per­son­nages très dif­fé­rents. Je suis pas­sion­né par ce mé­tier de­puis que je suis tout pe­tit. Et je conti­nue de le trou­ver ex­trê­me­ment en­ri­chis­sant. Que dire de plus?

Hu­goBe­cker: « En­treC­hefs, Au­ser­vi­ce­de­laF­rance, Ba­ron­noir, mes­pro­pres­pro­jets, le théâ­treet le ci­né­ma, j’ai­beau­coup­de­chance. Ilya­tant­de­bon­sac­teurs sur le­mar­ché ».

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