Ma­roc et Royaume-Uni, vers de riches re­la­tions post-Brexit ?

La Nouvelle Tribune - - Au fil de la semaine - Has­san Zaa­tit

Entre les deux pays, on veut vi­si­ble­ment pas­ser à la vi­tesse su­pé­rieure, cô­té échanges éco­no­miques. Une sé­rie d’in­dices dé­montre au­jourd’hui que les deux Royaumes sont dé­ter­mi­nés à al­ler de l’avant en la ma­tière, en vue d’éta­blir les mo­da­li­tés opé­ra­tion­nelles de la phase post-Brexit. Et on de­vine la vo­lon­té du Royaume-Uni d’as­seoir une pré­sence com­mer­ciale plus forte dans le pays.

Ain­si, du 31 mai au 2 juin der­niers, Gra­ham Stuart, mi­nistre bri­tan­nique de l’In­ves­tis­se­ment, était au Ma­roc pour la pre­mière fois de­puis qu’il a as­su­mé son rôle en tant que mi­nistre de l’in­ves­tis­se­ment en jan­vier 2018. A cette oc­ca­sion, il a été ques­tion de dé­battre avec dif­fé­rents res­pon­sables gou­ver­ne­men­taux des pro­jets en cours, et des nou­velles op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ments et d’échanges com­mer­ciaux. La vi­site de Gra­ham Stuart fait suite à la ren­contre du MAE, Nas­ser Bou­ri­ta, avec son ho­mo­logue bri­tan­nique, Bo­ris John­son, le 03 mai der­nier à Londres, et au cours de la­quelle les deux res­pon­sables ont conve­nu d’un lan­ce­ment du dia­logue stra­té­gique entre les deux pays.

A consta­ter aus­si que cette vi­site est la pre­mière pour un Mi­nistre du Com­merce bri­tan­nique de­puis plus de quatre ans, et c’est la neu­vième vi­site mi­nis­té­rielle bi­la­té­rale entre les deux pays en neuf mois seule­ment. La vi­site du mi­nistre Stuart in­ter­vient à la suite de la vi­site de l’en­voyé com­mer­cial du Pre­mier mi­nistre, Dr An­drew Mur­ri­son, au Ma­roc en fé­vrier 2018. Le ven­dre­di pre­mier juin, Gra­ham Stuart a sou­li­gné à l’oc­ca­sion d’un point de presse te­nu à la ré­si­dence de l’am­bas­sa­deur du Royaume Uni au Ma­roc à Ra­bat, que la re­la­tion com­mer­ciale crois­sante entre le Ma­roc et le Royaume-Uni pe­sait pour 2.6 mil­liards de livres ster­ling en 2016 : «Le Royaume-Uni a beau­coup à of­frir aux sec­teurs clés ma­ro­cains tels que l’édu­ca­tion et l’éner­gie, et en tant que dé­par­te­ment éco­no­mique in­ter­na­tio­nal, nous sommes prêts à sou­te­nir les en­tre­prises bri­tan­niques qui sou­haitent ex­por­ter vers ce mar­ché émergent pro­met­teur».

Pour sa part, l’Am­bas­sa­deur bri­tan­nique au Ma­roc, Tho­mas Ri­ley, a te­nu à pré­ci­ser qu’il existe un vrai po­ten­tiel pour le com­merce entre le Royaume-Uni et le Ma­roc comme in­di­qué par la ré­cente vi­site réus­sie à l’OCP, or­ga­ni­sée par la Chambre de Com­merce Bri­tan­nique, le fo­rum sur le com­merce et l’in­ves­tis­se­ment or­ga­ni­sé à Londres fin mars, ain­si que les Capital Mar­ket Days te­nus du­rant le mois d’avril : «Nous es­ti­mons que le Brexit pré­sen­te­ra des op­por­tu­ni­tés qui nous per­met­tront d’ac­croître notre com­merce bi­la­té­ral au­de­là des 2.6 mil­liards de livres ster­ling de pro­duits et ser­vices que nous échan­geons ac­tuel­le­ment. Si nous pro­fi­tons plei­ne­ment des op­por­tu­ni­tés qui nous sont dis­po­nibles, il n’y a au­cune rai­son pour que le Royaume-Uni ne de­vienne pas un par­te­naire com­mer­cial de choix pour les so­cié­tés ma­ro­caines. La vi­site du Mi­nistre sou­ligne cette am­bi­tion’’.

Au­tre­ment dit et cô­té bu­si­ness, les choses de­vraient gran­de­ment s’ac­cé­lé­rer, ef­fet Brexit oblige.

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