LE REPORTING FI­NAN­CIER À L’ÈRE DU DI­GI­TAL

L’as­so­cia­tion Smart Bu­si­ness Reporting Tu­ni­sia (SBR Tu­ni­sie) a or­ga­ni­sé le 16 mars 2017 un évé­ne­ment : “Le reporting fi­nan­cier en Tu­ni­sie à l’ère du di­gi­tal”, à l’ins­ti­tut Arabe des Chefs d’en­tre­prise ( IACE). Au cours de cet évé­ne­ment, l’as­so­cia­tion a ét

Le Manager - - Finance - M. K

Nul ne peut nier qu’au­jourd’hui la di­gi­ta­li­sa­tion est iné­luc­table, no­tam­ment dans le do­maine éco­no­mique et fi­nan­cier. Pour la Tu­ni­sie, il est pri­mor­dial de s’ins­crire dans cette stra­té­gie qui vise, entre autres, à stan­dar­di­ser le pro­ces­sus éco­no­mique. Après quelques mots de bien­ve­nue, Bé­chir Nei­fer, membre de l’as­so­cia­tion, a mis l’ac­cent sur le pro­blème des jeunes qui sont to­ta­le­ment im­mer­gés dans le di­gi­tal et sont par la suite mé­du­sés face à la lour­deur de l’ad­mi­nis­tra­tion . Dans ce contexte, Ji­hed Han­na­chi, pré­sident de SBR Tu­ni­sia, a van­té l’expérience des Pays-bas en la ma­tière. A ce titre, la Tu­ni­sie a la pos­si­bi­li­té de se po­si­tion­ner comme un lea­der au sein des pays arabes. Il a mis l’ac­cent sur la vo­lon­té de SBR Tu­ni­sie de stan­dar­di­ser les échanges de don­nées entre en­tre­prises et ré­gu­la­teurs. A no­ter que le pas­sage du pa­pier au di­gi­tal exige le chan­ge­ment des ré­gle­men­ta­tions à tous les ni­veaux. Par ailleurs, SBR Tu­ni­sie a en­ta­mé le dé­ve­lop­pe­ment de la taxi­no­mie qui est le ré­fé­ren­tiel des don­nées de reporting qui ex­prime les be­soins en in­for­ma­tions de toutes les en­tre­prises.ji­hed Han­na­chi plaide pour im­pli­quer toutes les par­ties pre­nantes pour que le pro­jet pi­lote de reporting di­gi­ta­li­sé puisse être concré­ti­sé d’ici fin 2017 moyen­nant un bud­get re­la­ti­ve­ment li­mi­té. Seif Al­lah Feh­ri, se­cré­taire gé­né­ral de SBR Tu­ni­sie, a par­lé du da­ta dri­ven reporting. C’est à dire struc­tu­rer les don­nées pour la re­cherche et l’exploitation au­to­ma­ti­sée au lieu de la for­ma­ter pour la pré­sen­ta­tion. Il est im­por­tant d’avoir la li­ber­té et la flexi­bi­li­té au ni­veau de l’in­for­ma­tion pour construire une meilleure com­pré­hen­sion des don­nées per­met­tant une prise de dé­ci­sion plus adap­tée pour les en­tre­prises. Se­lon lui, pour avoir un reporting fiable, ra­pide, fluide et moins coû­teux, il est né­ces­saire de stan­dar­di­ser les don­nées échan­gées, leur for­mat et le pro­ces­sus par le­quel elles sont trans­mises. SBR Tu­ni­sia a uti­li­sé lors de la dé­mons­tra­tion de la pre­mière ver­sion de la taxi­no­mie tu­ni­sienne XBRL (ex­ten­sible Bu­si­ness Reporting Lan­guage) pour éla­bo­rer des don­nées fi­nan­cières as­sis­tées par or­di­na­teur. Il s’agit d’ap­pli­quer à des pro­grammes un en­semble va­rié et com­plet de règles de reporting afin de ga­ran­tir une in­for­ma­tion de qua­li­té. En outre, l’in­té­gra­tion et la di­gi­ta­li­sa­tion du pro­ces­sus de reporting per­met l’ob­ten­tion plus ra­pide d’un rap­port fi­nan­cier ex­ploi­table par des ma­chines pour des va­li­da­tions et des trai­te­ments au­to­ma­ti­sés et ana­ly­sables im­mé­dia­te­ment en ayant des in­for­ma­tions fa­ci­le­ment consul­tables. L’au­to­ma­ti­sa­tion du pro­ces­sus de reporting im­plique moins de res­sai­sie, ce qui mi­ni­mise les pro­ba­bi­li­tés d’er­reur. Pour ce qui est de la sé­cu­ri­té des don­nées, Moez Ben Mba­rek, CEO de NG Si­gn, a évo­qué la si­gna­ture élec­tro­nique. Celle-ci donne la pos­si­bi­li­té de si­gner un document sans l’im­pri­mer, sans se dé­pla­cer et pou­voir l’ar­chi­ver sous for­mat numérique.

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