L’AVIS DU COACH Coa­ching à tra­vers la pein­ture, avec “l’ar­tiste c’est Moi” Des­sine-moi la créa­ti­vi­té !

« L’art est là pour af­fir­mer une autre di­men­sion du pré­sent et ten­ter de ré­pondre à l’in­ter­ro­ga­tion qui est au coeur de l’homme : pour­quoi le monde? », écrit le peintre Georges Bru­non. Au­jourd’hui, nul ne peut nier l’im­por­tance de l’art dans tous les do­ma

Le Manager - - Summaire - PROPOS RE­CUEILLIS PAR M. K

Pou­vez-vous nous ex­pli­quer le concept l’ar­tiste c’est Moi?

Souad : “l’ar­tiste c’est Moi” est un ate­lier créa­tif de coa­ching et de pein­ture qui dure en­vi­ron 3 heures. Il est prin­ci­pa­le­ment pro­po­sé aux en­tre­prises pour en­cou­ra­ger les col­la­bo­ra­teurs à sor­tir du confor­misme et à prendre plus d’ini­tia­tives. En gé­né­ral, les ate­liers sont com­po­sés de 12 à 40 per­sonnes qui tra­vaillent sur une toile unique choi­sie au préa­lable et aux­quelles nous four­nis­sons du ma­té­riel pro­fes­sion­nel. Le dé­mar­rage de l’ate­lier se fait éga­le­ment par une in­tro­duc­tion du­rant la­quelle on parle de créa­ti­vi­té, d’éner­gie po­si­tive et on se pré­pare au lâ­cher-prise pour se dé­faire de ses freins.

Pour­quoi avez-vous choi­si la pein­ture ?

Imen : La pein­ture pré­sente notre in­no­va­tion dans ce pro­jet. Tout d’abord Souad est sen­sible à l’art, elle a sui­vi un cours de pein­ture très in­té­res­sant aux Etats- Unis. Pour ma part, je suis non seule­ment psy­cho­logue-coach mais aus­si ar­tiste peintre. Nous sommes donc sur la même lon­gueur d’onde, si je puis dire. Nous avons éga­le­ment en com­mun notre pas­sion pour les res­sources hu­maines et le dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel. Pour nous, la pein­ture est un ou­til pour vivre une expérience nou­velle et créa­tive.

Pour­quoi un ate­lier dé­dié uni­que­ment à la créa­ti­vi­té?

Souad : La créa­ti­vi­té est la grande ten­dance par­tout dans le monde. Au­jourd’hui, elle est pri­mor­diale dans les en­tre­prises car elle en­globe la ca­pa­ci­té des per­sonnes à s’adap­ter aux chan­ge­ments, à ré­flé­chir en de­hors des sen­tiers bat­tus, à tra­vailler de ma­nière au­to­nome, à dé­pas­ser tout pro­blème en trou­vant des so­lu­tions in­no­vantes. Les ex­perts s’ac­cordent à dire que la créa­ti­vi­té est in­dis­pen­sable pour dé­ve­lop­per des or­ga­ni­sa­tions au­to­nomes qui fassent émer­ger de meilleures idées, avancent plus vite en ayant de meilleurs ré­sul­tats. A ce titre, l’ac­ti­vi­té ar­tis­tique est un vé­ri­table sti­mu­lus en plus d’être une expérience épa­nouis­sante.

Dé­cri­vez-nous le dé­rou­lé de l’ate­lier?

Souad : l’idée de base est la re­pro­duc­tion des quatre phases de créa­ti­vi­té afin d’en prendre conscience et de réa­li­ser que la créa­ti­vi­té est à la por­tée de tous quel que soit le do­maine. Elle n’est pas uni­que­ment du res­sort du top ma­na­ge­ment et elle n’est pas sy­no­nyme de com­plexi­té. D’abord, du­rant la pre­mière phase, les par­ti­ci­pants sont pris par le doute et sont dans la souf­france. Lors de la deuxième phase, ils se­ront sub­mer­gés d’idées sans pou­voir les dé­mê­ler; c’est la phase des pen­sées di­ver­gentes. C’est au bout de la troi­sième phase qu’ils vont com­men­cer à

tes­ter et à sé­lec­tion­ner les bonnes idées. Fi­na­le­ment, ce n’est que du­rant la qua­trième phase que celles-ci se­ront mises en ap­pli­ca­tion. C’est là où les par­ti­ci­pants entrent dans l’in­no­va­tion. La fi­na­li­té de l’ate­lier consiste à com­prendre que la créa­ti­vi­té dé­pend du contexte. Il suf­fit de se mettre en condi­tion et de dé­pas­ser les croyances li­mi­tantes. C’est là où se fait l’an­crage po­si­tif.

Com­ment se réa­lise l’équi­libre entre le coa­ching et la pein­ture ?

Imen : Pour moi, je dresse un scé­na­rio ar­tis­tique tech­nique pour fi­nir une toile im­po­sante en 3 heures. J’in­siste tou­jours sur le choix d’une toile puis­sante et connue pour va­lo­ri­ser et dé­ve­lop­per la confiance en soi. Le scé­na­rio est fait de telle sorte d’avoir un bon ré­sul­tat à la fin. On est tou­jours dans la va­lo­ri­sa­tion et l’an­crage po­si­tif. Der­rière chaque consigne ar­tis­tique, il y a tou­jours une consigne de coa­ching. Dans chaque ate­lier, il y a toutes les par­ties du cycle du tâ­ton­ne­ment au stress en pas­sant par la souf­france. Notre rôle est de mar­quer cette étape pour ras­su­rer les stres­sés et cal­mer les pres­sés. Moi et Souad, nous nous don­nons le mot. Nous sommes entre l’écoute et l’ob­ser­va­tion. Nous oeu­vrons à faire évoluer le groupe dans l’har­mo­nie. Notre ob­jec­tif n’est pas de chan­ger les gens mais plu­tôt de les ai­der à mieux se connaître : c’est du lear­ning by doing.

Souad: Pour chaque groupe on gère le ni­veau d’éner­gie qui change d’un in­di­vi­du à un autre et qui change d’un groupe à un autre. Nous uti­li­sons le mo­dèle DISC de pro­fi­ling qui est fa­cile à se re­mé­mo­rer. Quel­que­fois les pro­fils de per­son­na­li­tés se re­trouvent dans un même mé­tier à l’ins­tar des équipes qui tra­vaillent beau­coup sur les pro­ces­sus, qui sont des pro­fils très confor­mistes; ils s’ap­pellent les bleus. Donc,on adapte tou­jours notre jar­gon et notre en­ca­dre­ment pour pro­vo­quer le lâ­cher-prise.

Quelle est la dé­marche pour s’ins­crire?

Souad: La plu­part du temps, ce sont les en­tre­prises qui nous sol­li­citent. On com­mu­nique prin­ci­pa­le­ment à tra­vers les ré­seaux so­ciaux, les gens s’ins­crivent et prennent ren­dez -vous en ligne. Notre cible est es­sen­tiel­le­ment les adultes puis­qu’on uti­lise un jar­gon ins­pi­ré de l’en­tre­prise et qui né­ces­site un mi­ni­mum d’expérience. Nous tra­vaillons dans un es­pace de co­wor­king.

Votre mes­sage ?

En voyant son ta­bleau à la fin, chaque par­ti­ci­pant est sur­pris et se rend compte qu’il est ca­pable d’être créa­tif dans d’autres tâches. La créa­ti­vi­té est en dé­fi­ni­tive à la por­tée de tous!

De G à D : Souad An­na­bi Ha­j­jam et Imen Bou­den Sade

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