DIX LE­ÇONS, PLUS UNE, DON­NÉES PAR EIN­STEIN

Le Manager - - Edito -

Que le lec­teur se ras­sure, le Ma­na­ger ne vise pas une re­con­ver­sion en ma­ga­zine scien­ti­fique. Il de­meure tou­te­fois bon de se rap­pe­ler que le plus cé­lèbre des scien­ti­fiques — Prix No­bel 1921 de phy­sique — était éga­le­ment un phi­lo­sophe. Il a lais­sé, à la pos­té­ri­té, plus d’une le­çon. Nous en avons re­le­vé une di­zaine que nous li­vrons à la ré­flexion et à l’ap­pré­cia­tion de cha­cun dans son vé­cu quo­ti­dien.

Les grands es­prits ont tou­jours ren­con­tré une op­po­si­tion vio­lente de la part des es­prits mé­diocres

Cette pen­sée se re­trouve dans l’op­po­si­tion vi­ru­lente aux ini­tia­tives ré­for­ma­trices qui tentent ou visent à sor­tir le pays d’une cer­taine rou­tine qui s’est ins­tal­lée à dif­fé­rents ni­veaux des com­po­santes de la so­cié­té.

Fo­lie : c’est faire la même chose, en­core et en­core et en at­tendre dif­fé­rents ré­sul­tats

Cette pen­sée re­joint la pré­cé­dente en ce sens qu’il n’est plus pos­sible de se conten­ter de gé­rer le train-train quo­ti­dien et d’es­pé­rer ou d’at­tendre que les choses changent.

La force at­tire tou­jours les per­sonnes sans mo­rale

Cha­cun pour­ra ti­rer les conclu­sions qui dé­coulent d’une telle af­fir­ma­tion, vé­ri­fiable au quo­ti­dien sous nos cieux !

Une per­sonne qui n’a ja­mais fait d’er­reurs n’a ja­mais pris de risques

Nos res­pon­sables ne de­vraient pas être ef­frayés à l’idée de faire des er­reurs. Ce n’est pas un échec en soi. Les er­reurs peuvent nous per­mettre de nous amé­lio­rer en dé­cou­vrant les voies pas­santes. L’on pour­rait presque dire que pour réus­sir, il faut mul­ti­plier les er­reurs. C’est bi­naire!

Tout ce qui peut être comp­té ne compte pas né­ces­sai­re­ment; tout ce qui compte ne peut pas être né­ces­sai­re­ment comp­té Cha­cun doit être res­pec­té dans sa per­sonne et nul ne doit être ido­lâ­tré

Le res­pect doit être mu­tuel, le culte de la per­son­na­li­té abo­li et les ego sur­di­men­sion­nés mar­gi­na­li­sés.

Si les gens ne sont bons que parce qu’ils craignent un châ­ti­ment, et en es­pèrent une ré­com­pense, alors l’en­semble de l’hu­ma­ni­té est vrai­ment une bande la­men­table

Com­pren­dra qui vou­dra.

La va­leur d’un homme tient dans sa ca­pa­ci­té à don­ner et non dans sa ca­pa­ci­té à re­ce­voir

Ceux en­ga­gés dans la lutte contre la cor­rup­tion de­vraient adop­ter cette de­vise comme mot d’ordre.

L’ima­gi­na­tion re­pré­sente tout. C’est un aper­çu du fu­tur de votre vie. L’ima­gi­na­tion est bien plus im­por­tante que la connais­sance

Est-ce que nous uti­li­sons notre ima­gi­na­tion quo­ti­dien­ne­ment ? Ein­stein dit que l’ima­gi­na­tion est plus im­por­tante que la connais­sance. Elle en­vi­sage notre fu­tur. Il af­firme donc que le vé­ri­table signe d’in­tel­li­gence ne ré­side pas dans la connais­sance mais dans l’ima­gi­na­tion. Exer­çons-nous notre mus­cu­la­ture ima­gi­na­tive au quo­ti­dien? Si ce n’est pas le cas, ne lais­sons pas quelque chose d’aus­si im­por­tant dor­mir en nous. Agis­sons!

L’étu­diant n’est pas un conte­neur que vous de­vez rem­plir, mais une torche que vous de­vez al­lu­mer

C’est parce que nous n’avons pas en­core com­pris cette ap­proche que nous avons moins de têtes bien faites. En­fin, en bo­nus, une der­nière pen­sée, dé­diée à cer­tains dé­bat­teurs, que l’on aper­çoit ré­gu­liè­re­ment sur le pe­tit écran et qui croient avoir la science in­fuse : N’im­porte quel im­bé­cile peut sa­voir. Mais com­prendre est ce qui im­porte. C’est bien dans l’ordre des choses que d’éta­blir des ordres de prio­ri­té et d’agir dans le sens de leur concré­ti­sa­tion.

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