Rid­ha Bé­hi, le vent en poupe!

Pour cette ren­trée ci­né­ma­to­gra­phique, "Fleur d'alep", le nou­vel opus de Rid­ha Bé­hi est sur plu­sieurs fronts avec de nou­velles consé­cra­tions en vue pour un réa­li­sa­teur qui, de­puis les an­nées 1970, ne cesse d'in­no­ver et sur­prendre...

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Ha­tem BOURIAL

Le ci­néaste Rid­ha Bé­hi brille de mille feux à la veille de cette ren­trée ci­né­ma­to­gra­phique. En ef­fet, ce réa­li­sa­teur fait l'ac­tua­li­té de trois ma­nières dif­fé­rentes. En pre­mier lieu, son nou­veau film "Fleur d'alep" ou­vri­ra la pro­chaine ses­sion des JCC au mois d'oc­tobre. En soi, il s'agit dé­jà d'une nou­velle consé­cra­tion pour Rid­ha Bé­hi qui se­ra en outre au centre d'un grand hom­mage que lui ren­dra le fes­ti­val du film arabe de Port-said en Egypte. En­fin, son nou­vel opus vient d'être sé­lec­tion­né pour l'os­car du meilleur film en langue étran­gère et pour­rait - au bout d'un pro­ces­sus com­plexe - ob­te­nir une no­mi­na­tion aux Os­cars 2016. Ain­si, "Fleur d'alep" semble au dé­but d'une car­rière, mo­ti­vante et pour­rait va­loir bien des sa­tis­fac­tions à la Tu­ni­sie. Ce film est in­ter­pré­té par Hend Sa­bri, Hi­chem Ro­stom et Mo­ha­med Ali Ben Je­maa et de­vrait faire sa sor­tie com­mer­ciale tout de suite après les JCC 2016.

Le ci­néaste Rid­ha Bé­hi brille de mille feux à la veille de cette ren­trée ci­né­ma­to­gra­phique. En ef­fet, ce réa­li­sa­teur fait l'ac­tua­li­té de trois ma­nières dif­fé­rentes.

Entre Os­cars, hom­mage égyp­tien et JCC

En pre­mier lieu, son nou­veau film "Fleur d'alep" ou­vri­ra la pro­chaine ses­sion des JCC au mois d'oc­tobre. En soi, il s'agit dé­jà d'une nou­velle consé­cra­tion pour Rid­ha Bé­hi qui se­ra en outre au centre d'un grand hom­mage que lui ren­dra le fes­ti­val du film arabe de Port-said en Egypte.

En­fin, son nou­vel opus vient d'être sé­lec­tion­né pour l'os­car du meilleur film en langue étran­gère et pour­rait - au bout d'un pro­ces­sus com­plexe - ob­te­nir une no­mi­na­tion aux Os­cars 2016. Ain­si, "Fleur d'alep" semble au dé­but d'une car­rière, mo­ti­vante et pour­rait va­loir bien des sa­tis­fac­tions à la Tu­ni­sie. Ce film est in­ter­pré­té par Hend Sa­bri, Hi­chem Ro­stom et Mo­ha­med Ali Ben Je­maa et de­vrait faire sa sor­tie com­mer­ciale tout de suite après les JCC 2016. Ré­vé­lé par son court-mé­trage "Seuils in­ter­dits" (1972), alors qu'il était en­core ci­néaste ama­teur dans sa ville na­tale de Kai­rouan, Rid­ha Bé­hi a très vite connu une no­to­rié­té in­ter­na­tio­nale grâce à son film "So­leil des Hyènes" (1975). Cette oeuvre qui compte par­mi les clas­siques du cinéma tu­ni­sien ra­conte la chro­nique d'un village de pê­cheurs dont le mode de vie est bou­le­ver­sé par le tou­risme. "So­leil des Hyènes" a été vu et pri­mé par­tout dans le monde et conti­nue à être le sup­port de bien des dé­bats au sein des ci­né-clubs.

De "So­leil des Hyènes" à l'ho­ri­zon in­ter­na­tio­nal

De­puis, Bé­hi n'a plus ces­sé de tour­ner et a lar­ge­ment contri­bué à l'es­sor du cinéma tu­ni­sien. Son se­cond film "Les Anges" n'a été réa­li­sé qu'en 1984 et ob­tien­dra un suc­cès d'es­time. Tou­te­fois, ce se­ra "Cham­pagne amer" qui, en 1988, re­lan­ce­ra la car­rière in­ter­na­tio­nale de

Rid­ha Bé­hi. Dans ce film, ce der­nier di­ri­geait deux monstres sa­crés du cinéma: Ju­lie Ch­ris­tie et Ben Gaz­za­ra sans ou­blier un cer­tain Pa­trick Bruel. Ce film est la chro­nique d'un village d'afrique du nord en 1955, à la veille des in­dé­pen­dances. Avec "Les Hi­ron­delles ne meurent pas à Jé­ru­sa­lem", Bé­hi met en scène Jacques Per­rin en jour­na­liste dans la ville sainte au len­de­main des Ac­cords d'os­lo. Riche de nom­breux autres films, le par­cours de Rid­ha Bé­hi se pour­sui­vra avec des oeuvres sin­gu­lières comme "Al­ways Bran­do" où il filme le my­thique co­mé­dien amé­ri­cain ou en­core "San­douk Ajeb" aux ac­cents très fel­li­niens. Avec "Fleur d'alep", Rid­ha Bé­hi par­fait un che­mi­ne­ment ori­gi­nal tout en conti­nuant sa quête es­thé­tique et po­li­tique. So­cio­logue de for­ma­tion, Bé­hi a tou­jours été à l'écoute du monde et a ré­so­lu­ment ou­vert la voie à l'in­ter­na­tio­na­li­sa­tion du cas­ting des oeuvres tu­ni­siennes. N'a-t-il pas dès ses pre­miers films fait ap­pel à Mah­moud Mor­si ou Ka­mel Chen­naoui? Evé­ne­ment de cette ren­trée, "Fleur d'alep" an­nonce la cou­leur d'un cinéma exi­geant et tou­jours mi­li­tant, à l'image de toute la fil­mo­gra­phie d'un de nos réa­li­sa­teurs es­sen­tiels.

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