Ai­mons la vie !

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Par Kha­led GUEZMIR

L’inau­gu­ra­tion de l’échan­geur « Mah­moud El Ma­te­ri », à l’aria­na est cer­tai­ne­ment à sa­luer parce qu’elle peut avoir l’ef­fet boule de neige et do­per le mo­ral des Tu­ni­siens tout en en­cou­ra­geant les « bâ­tis­seurs » dans ce pays à al­ler de l’avant !

De­puis la Ré­vo­lu­tion, la cul­ture de la pro­mo­tion et de la réus­site a été la cible de toutes les ma­ni­pu­la­tions et des at­taques idéo­lo­giques. On a culpa­bi­li­sé tous les rouages clas­siques de la crois­sance et on a ti­ré à bou­lets rouges sur les hommes d’af­faires, les hauts cadres de la Na­tion et de l’ad­mi­nis­tra­tion, les in­ves­tis­seurs po­ten­tiels ac­cu­sés de « cor­rup­tion », en­ri­chis­se­ment sans cause, fraudes fis­cales » et j’en passe… par qui… ?! Par des pro­fes­sion­nels de la po­li­tique du pire, ceux qui n’ont ja­mais prou­vé quoi que ce soit au ni­veau du mé­rite, ou d’une quel­conque réa­li­sa­tion à leur ac­tif !

L’inau­gu­ra­tion de l’échan­geur « Mah­moud El Ma­te­ri », à l’aria­na est cer­tai­ne­ment à sa­luer parce qu’elle peut avoir l’ef­fet boule de neige et do­per le mo­ral des Tu­ni­siens tout en en­cou­ra­geant les « bâ­tis­seurs » dans ce pays à al­ler de l’avant !

De­puis la Ré­vo­lu­tion, la cul­ture de la pro­mo­tion et de la réus­site a été la cible de toutes les ma­ni­pu­la­tions et des at­taques idéo­lo­giques. On a culpa­bi­li­sé tous les rouages clas­siques de la crois­sance et on a ti­ré à bou­lets rouges sur les hommes d’af­faires, les hauts cadres de la Na­tion et de l’ad­mi­nis­tra­tion, les in­ves­tis­seurs po­ten­tiels ac­cu­sés de « cor­rup­tion », en­ri­chis­se­ment sans cause, fraudes fis­cales » et j’en passe… par qui… ?! Par des pro­fes­sion­nels de la po­li­tique du pire, ceux qui n’ont ja­mais prou­vé quoi que ce soit au ni­veau du mé­rite, ou d’une quel­conque réa­li­sa­tion à leur ac­tif !

Il s’est dé­ve­lop­pé un tis­su de la re­ven­di­ca­tion per­ma­nente qui s’est mal gref­fé à une si­tua­tion éco­no­mique fri­sant le dé­sastre parce que tout le monde s’es­time n’avoir que des « droits » et des exi­gences qu’on ba­lance à lon­gueur de jours, de se­maines et de mois à la face d’un Etat sub­mer­gé et em­bou­teillé au bord de l’im­plo­sion. Le phé­no­mène re­li­gieux, de son cô­té, n’a fait qu’ap­pro­fon­dir le mal, en ra­me­nant la Tu­ni­sie au « dé­ter­mi­nisme » de la fa­ta­li­té pres­crite par Dieu et qui ne donne, pra­ti­que­ment, au­cune chance à l’homme de ré­agir et de s’au­to­dé­ter­mi­ner li­bre­ment avec cette rage écrite par Fou­cault et Mes­saâ­di de la « vo­lon­té d’être ». Cinq ans de mise en ac­cu­sa­tion sans re­lâche de « l’éthique du dé­ve­lop­pe­ment » as­so­ciée à l’ins­tinct de l’in­di­vi­du de pro­gres­ser et d’as­pi­rer au bien être en for­çant le des­tin comme l’ont fait nos pères, nos mères et grands-pa­rents du temps de la co­lo­ni­sa­tion et à l’aube de l’in­dé­pen­dance pour re­trous­ser les manches, al­ler au char­bon et bâ­tir la Tu­ni­sie mo­derne. Qui était, vrai­ment « riche » en 195556 ?! Qui avait une salle de bain, per­son­nelle, dans sa mai­son et qui avait une ré­si­dence se­con­daire ! Les va­cances du­raient quelques jours à peine, avec des bai­gnades à la sau­vette à telle en­seigne que la mer de mon vil­lage ma­ri­time na­tal était as­so­cié à un saint : « Si­di Khidhr ». On y al­lait en char­rette « Kar­ri­ta » tirée par un che­val et on égor­geait un mou­ton pour que « Si­di Khidhr », nous bé­nisse et nous donne la san­té juste avant les la­bours et les se­mences d’au­tomne !

Au­jourd’hui, la mer c’est la bé­né­dic­tion la plus po­pu­laire et la plus dé­mo­cra­tique dans ce pays et on y va en voi­ture, en train, en bus et même à mo­to… Les hô­tels « 5 étoiles » à la « une », sont pleins… de Tu­ni­siennes et de Tu­ni­siens, et les dé­lices de « Si­di Khidhr » sont les mieux par­ta­gés dans ce pays bé­ni par Dieu qui nous don­né 1400 km de côtes. Alors, pour­quoi cet achar­ne­ment à sui­ci­der ce pays par quelques in­di­vi­dus et « mi­lices » bien pen­sants, au nom d’idéo­lo­gies d’un autre âge et aban­don­nées par ses propres pro­mo­teurs, les Al­le­mands (avec Marx), les Russes (avec Lé­nine) et les Chi­nois (avec Mao) ! Pour­quoi s’at­tar­der sur l’is­la­misme mé­dié­val, pour nous ré­ins­tal­ler dans la pré­his­toire de la « ja­hi­liya » alors que Mo­ha­med, le Pro­phète (SAWAS) a été un li­bé­ra­teur pro­gres­siste en son temps ! Le « Ni­quab » est-il l’ha­bit le mieux adap­té au ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, à moins que le pa­ra­dis ne vive à l’ère gla­ciaire, de­puis que les pré­di­ca­teurs de l’obscurantisme l’ont bar­dé de « noir » ! La Tu­ni­sie n’a ni le tem­pé­ra­ment, ni la mor­pho­lo­gie et la car­casse de l’ir­ra­tion­nel et de l’ex­ces­sif ! A gauche, comme à droite, ces fai­seurs d’apo­ca­lypses ne portent pas ses cou­leurs, celles de la paix, de la joie et de la ma­nière d’être trois fois mil­lé­naire et an­ces­trale « Tu­ni­sien » !

Les « Marxistes » se sont ar­rê­tés à la sta­tion… « Sta­line », des an­nées 50 et les is­la­mistes se sont ar­rê­tés à la sta­tion de la « Fit­na Al Kou­bra » (la grande dis­corde) qui a dé­ci­mé l’ar­mée de Ali, le cou­sin du Pro­phète, avant la tra­gé­die de « Kar­ba­la » et la dé­ca­pi­ta­tion de « Hus­sein », pe­tit-fils du Pro­phète, as­sas­si­né par Ya­zid Ibn Mouaâouia ! Dans ce pays, nous avons beau­coup mieux à faire que de s’at­tar­der sur les ba­tailles en­ga­gées et per­dues il y a des siècles… Cons­trui­sons les ponts, les échan­geurs, les bar­rages… et les nou­velles ci­tés du pro­grès et de l’es­thé­tique avec les cou­leurs éter­nelles de la Tu­ni­sie… la Blanche ! Ai­mons la vie !

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