Les deux plus grands hô­pi­taux d’alep hors-ser­vice

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Alors que les forces pro-da­mas ont lan­cé une of­fen­sive ter­restre contre la par­tie re­belle de la ville, les bom­bar­de­ments ne cessent pas. Hier ma­tin, les deux prin­ci­paux hô­pi­taux ont été mis tem­po­rai­re­ment hors-ser­vice. Les deux plus grands hô­pi­taux dans la par­tie re­belle de la ville sy­rienne d’alep ont été tou­chés hier à l’aube par des frappes aé­riennes, les met­tant tem­po­rai­re­ment hors ser­vice, a af­fir­mé à L’AFP L’ONG qui sou­tient ces éta­blis­se­ments. «L’at­taque est sur­ve­nue à 4h du ma­tin. Un avion mi­li­taire les a vi­sés di­rec­te­ment», a in­di­qué Ad­ham Sah­loul, de L’ONG mé­di­cale Sy­rian Ame­ri­can Me­di­cal So­cie­ty (SAMS), ba­sée aux Étatsu­nis. Dans l’un des deux hô­pi­taux, un gé­né­ra­teur a été com­plè­te­ment dé­truit. Trois em­ployés ont été bles­sés dans le deuxième, dont le chauf­feur d’une am­bu­lance, une in­fir­mière et un comp­table, d’après lui. «Il ne reste plus (à Ale­pest) que six hô­pi­taux en­core en ac­ti­vi­té, main­te­nant que ces deux éta­blis­se­ments sont hors ser­vice», a-t-il pré­ci­sé. Ces deux hô­pi­taux ont des ur­gences et uni­tés de trai­te­ment des trau­ma­tismes et avaient es­suyé dans le pas­sé d’autres at­taques aé­riennes, se­lon Ad­ham Sah­loul, qui a qua­li­fié les bom­bar­de­ments de «dé­li­bé­rés».

Hier à la mi-jour­née, on igno­rait si ces frappes ve­naient des avions du ré­gime ou de ceux de son al­lié russe, alors que les deux mènent une cam­pagne de bom­bar­de­ments sans re­lâche sur ce sec­teur de la deuxième ville que l’ar­mée veut re­con­qué­rir. La se­maine der­nière, trois centres mé­di­caux avaient été vi­sés ain­si que deux centres des «casques blancs» de la dé­fense ci­vile, ar­mée de l’op­po­si­tion sy­rienne. De­puis ven­dre­di, une pluie d’obus et de bombes, par­fois rem­plies d’ex­plo­sifs s’abattent sur les quar­tiers Est. Mar­di, les forces pro­da­mas ont lan­cé un as­saut ter­restre contre le sec­teur de la ville entre les mains des re­belles.

Alep est un ob­jec­tif stra­té­gique cru­cial dans un conflit qui a fait 300.000 morts en plus de cinq ans et en­gen­dré la pire crise hu­ma­ni­taire de­puis la Se­conde Guerre mon­diale. L’ar­mée du ré­gime de Ba­char el-as­sad, qui as­siège la par­tie re­belle de la ville di­vi­sée d’alep qua­si­ment en conti­nu de­puis deux mois, veut re­con­qué­rir la to­ta­li­té de l’an­cienne ca­pi­tale éco­no­mique de Sy­rie. La stra­té­gie sui­vie par le ré­gime, ap­puyé par Mos­cou et Té­hé­ran, est d’en­cer­cler les poches de ré­sis­tances, et de les bom­bar­der sans ré­pit jus­qu’à ce qu’elles hissent le dra­peau blanc. Dans Alep-est, fief des re­belles au nord de la Sy­rie, 250.000 ci­vils sont pris au piège. L’aide hu­ma­ni­taire ar­rive au compte-gouttes, cer­tains ca­mions ayant été bom­bar­dés.

Un ho­pi­tal à Alep tou­ché par les bombes

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