«Inad­mis­sible, d’ac­cep­ter l’hu­mi­lia­tion de mes joueurs !»

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Une hé­ca­tombe de sé­pa­ra­tions avec les en­trai­neurs à peine trois jour­nées écou­lées. Passe pour les autres écu­ries où ces mises à l'écart furent dic­tées par de mau­vais ré­sul­tats, mais pour le CAB, les choses al­laient dans le bon sens avec deux vic­toires ( JSK : 0-1 et EOSB: 2-0) et une pa­ri­té blanche ( 0-0) ra­me­née du dif­fi­cile ter­rain de Ta­taouine. Cer­taines presses avaient avan­cé que So­fiène Hi­dous­si avait dé­jà en­voyé une lettre re­com­man­dée au club en date du "23 sep­tembre" alors que les Ca­bistes étaient en stage à Zar­zis l'in­for­mant de sa vo­lon­té de par­tir bien avant le match contre Ta­taouine! Qu'en est -il au juste? Nous avons contac­té Hi­dous­si pour connaitre le fin mot de l'his­toire et les mo­tifs réels l'ayant pous­sé à quit­ter de son propre chef le na­vire. La lettre re­com­man­dée le 28 sep­tembre "Je dé­fie qui que ce soit de dé­mon­trer preuve à l'ap­pui que ma lettre re­com­man­dée était par­ve­nue au se­cré­ta­riat du club le 23 et non le 28. Au quel cas, je suis prêt à quit­ter dé­fi­ni­ti­ve­ment le sport en me ter­rant dans mon coin sans plus ja­mais re­ve­nir sur la scène spor­tive. Je connais par­fai­te­ment les au­teurs de ces al­lé­ga­tions et sur­tout par qui ils sont ma­ni­pu­lés pour ne ci­ter per­sonne mais ils se re­con­nai­tront ....

Une af­faire de 1200 di­nars Une fois le match ter­mi­né, la dé­lé­ga­tion s'est ren­due à l'aé­ro­port dans le des­sein de prendre l'avion pour ren­trer. Mais en rai­son des in­tem­pé­ries, le com­man­dant nous in­for­ma qu'il ne par­ti­rait que le len­de­main à 9h du ma­tin. J'ai pro­po­sé alors lo­gi­que­ment au pré­sident de faire pas­ser la nuit à la dé­lé­ga­tion dans un hô­tel de la place car les joueurs avaient be­soin de ré­cu­pé­ra­tion. J'étais prêt à avan­cer un chèque de 1200 di­nars de ma poche du mo­ment qu'il n'avait pas d'ar­gent sur lui. Re­fus ca­té­go­rique de sa part. Les joueurs durent at­tendre dans le hall de l'aé­ro­port sans man­ger, sans boire jus­qu'à 1h du ma­tin l'ar­ri­vée d'un bus pour les ra­me­ner à Bi­zerte qu'ils at­tei­gnirent à ...10 30' du ma­tin dans des condi­tions in­des­crip­tibles, dan­tesques pour leur or­ga­nisme.

La di­gni­té des joueurs une ligne rouge Pour moi hu­mi­lier de la sorte mes joueurs est un crime de lèse Ma­jes­té, une ligne rouge. C'est la rai­son pour la­quelle j'ai in­for­mé le BD par lettre re­com­man­dée en date du 28 sep­tembre de ma vo­lon­té de par­tir tout en le som­mant d'épon­ger l'ar­doise de quatre mois de sa­laires ar­rié­rés.

Bonne chance au groupe Je re­mer­cie tous la ville de Bi­zerte pour son hos­pi­ta­li­té. Une ci­té où je n'ai eu que de so­lides ami­tiés avec des Nor­distes fins connais­seurs du beau jeu et qui ont sou­te­nu le groupe à fond. Bonne chance et je suis per­sua­dé que le CAB fe­ra un ex­cellent par­cours cette sai­son".

Mo­ha­med Sah­bi RAMMAH

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