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Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«La si­tua­tion sé­cu­ri­taire s’est amé­lio­rée même s’il faut pour­suivre les ef­forts, vu que les me­naces ter­ro­ristes pèsent en­core sur la Tu­ni­sie. Pour ce qui est des Tu­ni­siens re­ve­nant des foyers de ten­sion, il n’est pas évident de s’as­su­rer de la bonne in­té­gra­tion des ces gens qui ont com­bat­tu dans les rangs de Daech, donc il faut les main­te­nir sous haute sur­veillance.

Quant à la sé­cu­ri­té des fron­tières avec la Li­bye, elle de­meure l’un des prin­ci­paux sou­cis du dé­par­te­ment, te­nant compte des grands dan­gers qui peuvent sur­gir de cette par­tie. Par ailleurs il existe une étroite connexion entre le ter­ro­risme et la contre­bande.» hé­di me­j­doub (mi­nistre de l’in­té­rieur)

«Après la sa­tu­ra­tion de l’éta­tique, la di­rec­tion que nous sommes en train d’en­tre­prendre et celle de créer des em­plois dans le pri­vé. En outre, je vous in­forme que le pro­gramme «For­sa­ti» lan­cé par Zied Laâd­he­ri est en­core en place et il se fe­ra sur plu­sieurs étapes. A cet égard, deux pro­jets pi­lotes ont été mis sur pied à Bé­ja et Za­ghouan. Il se­ra par la suite éten­du à toute les ré­gions du pays. Se­lon les chiffres dont nous dis­po­sons, 85 mille étu­diants ont adhé­ré au pro­gramme. En­core mieux avec le pro­gramme «Ka­ra­ma», on don­ne­ra un sa­laire aux 25mille étu­diants ayant dé­pas­sé les 2 ans d’in­ac­ti­vi­té afin de leur ga­ran­tir les be­soins de base. Ils com­men­ce­ront à les re­ce­voir à par­tir de 2017. En Tu­ni­sie on a des cen­taines de mil­liers de postes va­cants qui ne trouvent pas pre­neurs. Notre rôle est de rap­pro­cher les chô­meurs de ces postes dis­po­nibles.» imed ham­me­mi (mi­nistre de l’em­ploi)

«La crise au sein du Ni­daa est en train de nuire à la Tu­ni­sie. Elle est de­ve­nue sem­blable à une sé­rie avec des épi­sodes va­riés. La res­pon­sa­bi­li­té de tout ce­la in­combe à Ha­fedh Caïd Es­seb­si, qui a re­fu­sé de res­ter au sein de l’équipe et a pré­fé­ré se mettre en po­si­tion de pou­voir de prise de contrôle. Ha­fedh es­time que le par­ti est l’hé­ri­tage de son père. La crise au sein du Ni­daa est à son apo­gée et le par­ti est dans une très mau­vaise si­tua­tion et Ha­fedh Caïd Es­seb­si est en train de por­ter pré­ju­dice à son père, à l’etat, au par­ti et au pays. Par ailleurs, j’ap­pelle Yous­sef Cha­hed à se consa­crer à sa mis­sion en tant que Chef du Gou­ver­ne­ment et de res­ter à l’écart des conflits po­li­tiques du par­ti, étant don­né que ce­la peut aus­si se ré­per­cu­ter né­ga­ti­ve­ment sur lui.» Kh­maies Ksi­la (Lea­der au sein de ni­daa tounes)

«La Tu­ni­sie se­ra confron­tée à un ave­nir in­cer­tain si le gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale échoue dans sa mis­sion. L’in­sta­bi­li­té so­ciale en­gen­dre­ra un af­fai­blis­se­ment des ins­ti­tu­tions sé­cu­ri­taires et mi­li­taires, ce qui condui­ra à un «vide» au ni­veau des fron­tières. Nul ne peut nier que les ter­ro­ristes sont ac­tuel­le­ment à la re­cherche d’un en­droit sûr, sur­tout après avoir été chas­sés de la Li­bye et de la Sy­rie. L’af­fai­blis­se­ment des ins­ti­tu­tions sé­cu­ri­taires et mi­li­taires dé­ployées aux fron­tières consti­tue­ra une vé­ri­table me­nace pour la Tu­ni­sie. Par ailleurs, des pro­tes­ta­tions so­ciales ain­si qu’une guerre ci­vile écla­te­ront si le gou­ver­ne­ment Cha­hed échoue.» Wa­lid Jal­lad (Di­ri­geant au mou­ve­ment pro­jet tu­ni­sie)

Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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