Ar­res­ta­tion d'un adulte ayant em­me­né son fils dans une soi­rée ar­ro­sée

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Les droits de l’en­fant sont d’abord consa­crés par la Cons­ti­tu­tion dans son ar­ticle 47, dans le­quel il est énon­cé : « Il in­combe aux pa­rents et à l’état de ga­ran­tir à l’en­fant la dignité, la san­té, les soins, l’édu­ca­tion et l’en­sei­gne­ment. L’état doit as­su­rer toutes les formes de pro­tec­tion à tous les en­fants, sans dis­cri­mi­na­tion ; ce­ci confor­mé­ment à l’in­té­rêt su­pé­rieur de l’en­fant ».

Ils doivent être ga­ran­tis par les pa­rents qui veillent aux soins, à l’édu­ca­tion et à la dignité de l’en­fant. L’etat étant te­nus d’as­su­rer les formes de pro­tec­tion à tous les en­fants a éga­le­ment un droit de re­gard sur le com­por­te­ment des pa­rents à l’égard de leurs en­fants dans les cas où ils leur in­culquent une mau­vaise édu­ca­tion, ou ils né­gligent leurs droits aux soins, à l’édu­ca­tion et aux loi­sirs. Cer­tains pa­rents tor­turent leurs en­fants, par les châ­ti­ments cor­po­rels les plus durs, en croyant les édu­quer. Le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique qui est le dé­fen­seur de l’ordre pu­blic, in­ter­vient en or­don­nant l’ou­ver­ture d’une en­quête, dans tous les cas de mal­trai­tance à l’en­contre des en­fants qu’il ap­prend, soit par l’in­ter­mé­diaire de la po­lice , ou suite à une plainte dé­po­sée par un tiers, ou par un or­ga­nisme de dé­fense des droits de l’en­fance Il in­ter­vient éga­le­ment lorsque l’un des pa­rents en­traîne son fils mi­neur à la dé­bauche en l’en­cou­ra­geant à boire de l’al­cool par exemple. Tel est le cas dans la pré­sente af­faire où un père d’une qua­ran­taine d’an­nées, est ac­cu­sé d’avoir ac­com­pa­gné son fils, un ado­les­cent de 14 ans, dans une soi­rée ar­ro­sée. C’est la mère de l’en­fant qui a dé­po­sé une plainte contre son ma­ri l’ac­cu­sant d’in­ci­ta­tion à la dé­bauche. Une en­quête a été or­don­née par le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, aux fins d’au­di­tion­ner le père in­cri­mi­né et de pro­cé­der au sui­vi de l’en­fant. Pour le mo­ment il n’y a au­cune autre preuve que les al­lé­ga­tions de l’épouse qui res­tent à prou­ver d’une ma­nière in­du­bi­table. Pour sa part le dé­lé­gué de l’en­fance de Na­beul a ou­vert une en­quête à cet égard en d’un vue sui­vi de l’ado­les­cent concer­né.

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