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Le Temps (Tunisia) - - Proximité -

«Les ou­vriers et les sa­la­riés mo­destes sont ceux qui payent en règle leurs im­pôts et qui payent donc pour les plus riches. Je ne pense pas que les pauvres ont en­core quelque chose à sa­cri­fier et mal­gré ce­la nous nous sommes dits prêts à ai­der notre pays avec tout ce qui est en notre pou­voir de don­ner. La condi­tion à ce­la est que le gou­ver­ne­ment ap­plique la jus­tice fis­cale énon­cée dans le do­cu­ment de Car­thage et ins­taure une po­li­tique fis­cale équi­table et ef­fi­cace. Je vous donne un chiffre: la somme due par un nombre d’en­tre­prises à l’etat, en terme de res­sources fis­cales, est de 7000 mil­lions de di­nars.» Samir Chef­fi (Se­cré­taire gé­né­ral ad­joint de L’UGTT)

«Au­jourd’hui des gens meurent à cause du manque d’eau, du ja­mais vu en Tu­ni­sie! Aus­si je crois que l’ac­tuel gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale n’en n’est pas un! Car dans le cas d’un gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale, il au­rait fal­lu la par­ti­ci­pa­tion de la par­tie de l’op­po­si­tion qui a un im­pact réel sur les choses. Et donc je consi­dère que M. Caïd Es­seb­si a fait en quelque sorte du bri­co­lage avec ce gou­ver­ne­ment. De plus, on croyait que L’UTICA et L’UGTT étaient so­li­daires avec cette nou­velle for­ma­tion mais à la pre­mière oc­ca­sion ils se sont di­vi­sés, je pense à la ques­tion des aug­men­ta­tions des sa­laires.» Omar S’ha­bou (An­cien membre de Ni­daa Tounes)

«Pour sor­tir de la crise il faut sta­bi­li­ser la main trem­blante du gou­ver­ne­ment à la Kas­bah, éli­mi­ner le vi­rus du po­pu­lisme éco­no­mique, gar­der un oeil ou­vert sur la com­pé­ti­ti­vi­té de l’éco­no­mie et prendre conscience de notre sous-dé­ve­lop­pe­ment.

En­fin, si l’em­prunt ex­té­rieur ne voyait pas le jour, alors l’etat de­vra se ra­battre sur l’em­prunt au ni­veau lo­cal. Dans l’ab­so­lu, la balle est dans le camp des po­li­tiques.» Moez Laâ­bi­di (Ex­pert éco­no­mique)

«Ched­ly Aya­ri, le gou­ver­neur de la BCT, a cau­sé à la Tu­ni­sie une perte de 120 mil­lions de dol­lars. Il s’agit d’une er­reur de cou­ver­ture de change sur un en­cours de cré­dit, due à un re­tard dans les dé­lais de paie­ment de la dette. Du fait j’ap­pelle Ched­ly Aya­ri à dé­mis­sion­ner dans l’im­mé­diat pour sau­ver la face, et toutes les par­ties concer­nées à ou­vrir une en­quête pour dé­ter­mi­ner les cir­cons­tances exactes de cet ou­bli.»

Sa­brine Ghou­ban­ti­ni (Dé­pu­tée de Ni­daa Tounes) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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