Report ou exa­men ?

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Sa­mia HARRAR

Faites vos jeux. Et chiche, comme di­rait l'autre ! L'af­faire Cho­kri Be­laid de­vrait être exa­mi­née le ven­dre­di, si tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes... Mais le meilleur des mondes existe-il ? Que nen­ni, ré­pond dé­jà la dé­fense, qui pense qu'un énième report est à pré­voir. For­cé­ment: là où ça va pas­ser, ça va cas­ser. Que du beau monde dans le col­li­ma­teur. Le gra­tin, la crème des crèmes des as­sas­sins pa­ten­tés.

Faites vos jeux. Et chiche, comme di­rait l’autre ! L’af­faire Cho­kri Be­laid de­vrait être exa­mi­née le ven­dre­di, si tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes... Mais le meilleur des mondes existe-il ? Que nen­ni, ré­pond dé­jà la dé­fense, qui pense qu’un énième report est à pré­voir. For­cé­ment: là où ça va pas­ser, ça va cas­ser. Que du beau monde dans le col­li­ma­teur. Le gra­tin, la crème des crèmes des as­sas­sins pa­ten­tés. Ceux qui arment et non pas ceux qui tirent. Ceux qui tirent les fi­celles et non pas ceux qui ac­ceptent d’être mis au pas, ven­dus au plus of­frant et parfois même se don­nant sans contre­par­tie. Des « ca­tins » d’un genre spé­cial en somme. De très bas étage. Ne pou­vant se pré­va­loir, -en au­cune fa­çon-!, de cir­cons­tances at­té­nuantes. Ce qui ag­grave leur cas. Sauf que ce ne sont pas eux qui nous in­té­ressent dans cette af­faire. Des ma­rion­nettes désar­ti­cu­lées, il y en a des masses dans le pay­sage. Prêtes à ser­vir, prêtes à l’em­ploi. Mais la tête de la « pieuvre », qui di­rige les si­nistres ten­ta­cules doit tom­ber. Et pas der­rière le ri­deau. En ca­ti­mi­ni. Une ma­nière d’ar­ro­seur ar­ro­sé même s’il y a de ça, et qu’il faut juste sa­voir at­tendre, pour sa­vou­rer l’ins­tant. Qui vien­dra quand son­ne­ra l’heure. Jus­te­ment: elle doit son­ner à l’heure juste. Mais l’heure juste se fait at­tendre, alors re­mon­tons la pen­dule et on y se­ra pi­le­poil ! Cho­kri Be­laid, Mo­ha­med Brah­mi, So­crate Cher­ni…, ne sont sû­re­ment pas par­tis pour rien. Ils n’ont pas été sa­cri­fiés, de la plus ab­jecte des fa­çons pour que l’ou­bli, et l’usure ai­dant, ac­com­plissent leur sale be­sogne dans l’ombre, et que jus­tice au fi­nal ne soit pas ren­due. Nous leur de­vons ce­la au moins. Pour la mé­moire. Et que les cou­pables paient leur dû. Ru­bis sur ongle…

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