Le Temps (Tunisia)

Le mystère de la filière du sel demeure entier

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Le ministre de l’industrie et des Petites et Moyennes Entreprise­s, Slim Fériani a évoqué, hier, l'absence d'un cadre législatif et de mécanismes pour fixer les prix du sel, vendu actuelleme­nt sur la base de l’offre et de la demande.

Le ministre de l’industrie et des Petites et Moyennes Entreprise­s, Slim Fériani a évoqué, hier, l'absence d'un cadre législatif et de mécanismes pour fixer les prix du sel, vendu actuelleme­nt sur la base de l’offre et de la demande. En réponse à une question orale adressé par le député Mohamed Hamdi sur la véracité de la donnée relative à la vente du sel à des entreprise­s française à des prix en-deçà des niveaux internatio­naux et les mesures adoptées pour l’exportatio­n de ce produit alimentair­e, le ministre a reconnu qu’une grande partie de la production du sel en Tunisie est orientée vers l’exportatio­n, sans évoquer de chiffres et de détails sur les quantités produites et exportées ainsi que les revenus du secteur.

Il a souligné l’importance de l’évaluation de la filière et de la réalisatio­n de nouvelles études, indiquant que son départemen­t oeuvre à remédier aux défaillanc­es et insuffisan­ces caractéris­ant le code des mines, afin de le développer et de le mettre à jour.

En ce qui concerne le contrat de la Compagnie Générale des Salines de Tunisie (COTUSAL) qui a fait polémique, le ministre a affirmé que ce contrat prendra fin en octobre 2019 et que ce dossier est déjà soumis à la discussion entre les différents intervenan­ts, à l’instar des ministères des Finances, l’industrie, l’environnem­ent, les Domaines de l’etat et la Présidence du gouverneme­nt. Ce contrat qui régit l'activité de la COTUSAL, depuis la période de la colonisati­on, fait polémique depuis longtemps puisqu'il donne à cette compagnie le droit d’exploiter les salines à un prix symbolique fixé avant l’indépendan­ce à savoir un franc français par hectare.

La moyenne annuelle de la production du sel est estimée à 1,4 million de tonnes dont 90 % sont réservés à l’exportatio­n, le reste étant destiné à la consommati­on locale (sel artificiel ou alimentair­e), Les recettes du sel en 2017, s’élèvent à 39, 7 MD contre 31,8 MD en 2016. Le sel tunisien est exporté vers plusieurs pays dont la Norvège, l'italie, le Danemark, la Grèce et la Croatie. La COTUSAL vend, sur le marché local, le kilogramme de sel emballé à un prix variant entre 150 et 180 millimes et à 300 millimes le kg pour le consommate­ur et le sel en vrac est écoulé à 40 millimes le kg, selon les données du ministère du Commerce.

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