LE B.A. BA. de LA MÉ­DI­TA­TION

Pour­quoi la mé­di­ta­tion, ou pleine conscience, est-elle un tré­sor pré­cieux qui se doit d’être culti­vé ? Huit conseils d’une amie

Esprit Yoga HS - - SOMMAIRE - Par Ca­ro­li­na Tra­ver­so

Huit conseils d'une amie pour ap­pro­cher la mé­di­ta­tion

La pleine conscience est une ca­pa­ci­té pré­sente en cha­cun de nous. La culti­ver, ou la re­dé­cou­vrir, pour­rait être l’un des évè­ne­ments les plus si­gni­fi­ca­tifs de votre vie.

Si je n’avais ja­mais ren­con­tré la « mind­ful­ness », je se­rais une per­sonne bien dif­fé­rente : plus confuse, de mau­vaise hu­meur, an­gois­sée, agi­tée, moins dis­po­nible, courageuse, gen­tille, cu­rieuse et dé­ci­dé­ment moins pa­tiente… Bref, moi-même… en pire ! L’es­prit est tou­jours ra­vi de « ca­ta­lo­guer », n’est-ce pas ? Of­frons-lui donc une mi­cro-dé­fi­ni­tion de la mé­di­ta­tion. La mé­di­ta­tion est un art de se pla­cer au centre de notre propre exis­tence, tout en se main­te­nant ou­vert à ce que la vie nous pré­sente, au lieu de res­ter en­fer­mé dans les sché­mas ha­bi­tuels. En la pra­ti­quant, nous com­men­çons à être da­van­tage conscients de tous ces mo­ments où, ani­més par nos at­tentes égo­cen­triques, nous ju­geons la vie plu­tôt que la vivre. Or, cet au­to­ma­tisme rem­plit l’es­prit de pen­sées in­utiles, le coeur de mal­heur et in­toxique toutes nos re­la­tions. La bonne nou­velle c’est que, à chaque ins­tant, nous pou­vons choi­sir de de­ve­nir une per­sonne plus libre, en com­men­çant par pro­fi­ter de ce que l’on a dé­jà, même lorsque l’on au­rait pré­fé­ré qu’il en soit au­tre­ment. Nous pour­rions même sou­hai­ter la bien­ve­nue aux ex­pé­riences dif­fi­ciles, en les consi­dé­rant comme des op­por­tu­ni­tés pour de­ve­nir des per­sonnes plus ré­ac­tives, cou­ra­geuses et saines. La mé­di­ta­tion nous rend ca­pables de prendre soin de soi et de trans­for­mer notre vie en un voyage dans le­quel la di­rec­tion, le che­min, comptent plus que la des­ti­na­tion et le ré­sul­tat.

La pleine conscience offre un en­semble d’ou­tils pour par­ve­nir à cet état. Vous pou­vez la consi­dé­rer comme un en­traî­ne­ment sys­té­ma­tique à de­ve­nir votre propre ami. Ce­ci vous per­met­tra, pro­gres­si­ve­ment, d’aban­don­ner vos modes ha­bi­tuels de ré­ac­tion et de lais­ser place à de nou­velles pos­si­bi­li­tés. Ain­si, mé­di­ter ne consiste pas en la créa­tion d’une bulle où se ré­fu­gier du monde. Au contraire, c’est une ma­nière d’être da­van­tage pré­sent dans le monde. Vous pou­vez d’ailleurs culti­ver l’art d’être pré­sent avec cu­rio­si­té, cou­rage et gen­tillesse à chaque ins­tant de la jour­née, sans être pour au­tant as­sis sur un cous­sin ! Cette pra­tique in­for­melle nous rap­pelle de main­te­nir une at­ti­tude ou­verte, cu­rieuse et po­si­tive, quand la vie vous sou­rit, ou quand vous n’ob­te­nez pas ce que vous dé­si­rez.

Des­sine ver­sion la r de to

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