PRA­TI­QUER LA PLEINE CONSCIENCE ET CHAN­GER LE MONDE

Les pra­tiques de pleine conscience et d'en­traî­ne­ment à l’at­ten­tion peuvent sou­te­nir l’émer­gence d’une so­cié­té consciente et res­pon­sable. Alors, êtes-vous prêt à aug­men­ter le Bon­heur Na­tio­nal Brut ?

Esprit Yoga HS - - SOMMAIRE - Par Em­ma­nuelle Roques

En 2022, les Fran­çais font par­tie des peuples les plus heu­reux du monde, grâce à une vé­ri­table prise en consi­dé­ra­tion de leur Bon­heur Na­tio­nal Brut (BNB - in­dice de dé­ve­lop­pe­ment so­cié­tal ba­sé sur la sa­tis­fac­tion des be­soins hu­mains fon­da­men­taux, dont l'épa­nouis­se­ment per­son­nel) ain­si que grâce au dé­ve­lop­pe­ment de l’in­tel­li­gence émo­tion­nelle et collective mise au ser­vice de l’al­truisme. La crise éco­no­mique et so­ciale, les lourdes sta­tis­tiques de bur­nout, de dé­pres­sions et d’iso­le­ment ne sont plus qu’un su­jet en­sei­gné en cours d’his­toire contem­po­raine. Avec son éco­no­mie res­pec­tueuse de cha­cun et de l’en­vi­ron­ne­ment, la France est de­ve­nue un exemple de paix so­ciale et éco­no­mique, dont les autres pays s’ins­pirent pour ac­com­plir à leur tour leur “ré­vo­lu­tion in­té­rieure” ».

Uto­pie ? Après tout, cet ave­nir ra­dieux est aus­si en­vi­sa­geable qu’une ver­sion pes­si­miste. Consi­dé­rons mon his­toire per­son­nelle : il y a six ans, fra­gi­li­sée émo­tion­nel­le­ment, phy­si­que­ment et psy­chi­que­ment par un can­cer, un di­vorce et la perte de mon em­ploi, il était pro­bable que ma si­tua­tion ma­té­rielle, so­ciale et per­son­nelle reste très dif­fi­cile, voire chao­tique… La force de croire que je pou­vais agir et me créer une vie heu­reuse et sa­tis­fai­sante m’a per­mis de voir les pos­sibles, de trou­ver les res­sources et de faire les bons choix pour y par­ve­nir.

Au­jourd’hui, je suis en pleine san­té et j’ai créé une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle épa­nouis­sante. Ma vie est sa­tis­fai­sante à tous points de vue pour mon bénéfice, ce­lui de mes en­fants et de mon en­tou­rage. Nous sommes dans la so­cié­té telles les cel­lules d’un seul corps. Plus nous sommes nom­breux à al­ler mieux, plus nous pre­nons soin des par­ties vul­né­rables de notre éco­sys­tème, mieux nous al­lons col­lec­ti­ve­ment, et plus nom­breuses sont les pos­si­bi­li­tés s’ou­vrant à notre so­cié­té, à notre hu­ma­ni­té… pour le bénéfice de tous.

Avoir un can­cer me l’a in­ti­me­ment en­sei­gné et quo­ti­dien­ne­ment, la mé­di­ta­tion me per­met de sou­te­nir cet élan face aux aléas de la vie. Uto­pie ? Ou bien réa­li­té en construc­tion, mo­ment après mo­ment, à la­quelle cha­cun d’entre nous contri­bue se­lon ses pos­si­bi­li­tés ? Au­jourd’hui, compte te­nu des preuves scien­ti­fiques des bé­né­fices des pra­tiques de pleine conscience et d'en­traî­ne­ment à l’at­ten­tion, il est ac­ces­sible à cha­cun d’ex­plo­rer com­ment cette ap­proche peut sou­te­nir une ac­tion so­ciale qui contri­bue à l’émer­gence d’une so­cié­té consciente et res­pon­sable.

Une so­cié­té consciente se rend compte que nous sommes in­ter­con­nec­tés et in­ter­dé­pen­dants et que nous de­vons prendre soin de nos be­soins com­muns, en res­pec­tant le droit de cha­cun d’être sou­te­nu dans son équi­libre men­tal et émo­tion­nel. Une so­cié­té consciente met la prio­ri­té sur la pré­ven­tion de la san­té, qu’elle soit phy­sique ou psy­chique, et évite de gé­né­rer des déséquilibres dé­lé­tères pour tous, ceux qui les su­bissent et ceux qui les créent. C’est une so­cié­té en lien avec la na­ture, pro­té­geant avec res­pect et gra­ti­tude les éco­sys­tèmes qui per­mettent la vie vé­gé­tale et animale dont nous fai­sons par­tie et sommes dé­pen­dants. Une so­cié­té consciente dé­passe la dua­li­té et re­fuse une at­ti­tude bi­naire pour se rendre au coeur de ce qui compte : la fa­çon dont nous pou­vons en­semble créer un chan­ge­ment po­si­tif dans un monde com­plexe.

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