J’ai le coeur bri­sé

Cha­cune des dou­leurs que vous res­sen­tez a une his­toire à vous ra­con­ter

Esprit Yoga HS - - MÉDITATION -

Si vous avez dé­ci­dé de lire cet ar­ticle, c’est peut-être parce que vous avez le coeur bri­sé précisément en ce mo­ment. Je vous com­prends, j’ai connu cette dou­leur lan­ci­nante des re­la­tions amou­reuses qui fi­nissent trop tôt, lors­qu’on n’est pas prêt. Quel­que­fois, c’est moi qui y ai mis un terme et je n’en ai pas moins souf­fert. Je n’ai pas de so­lu­tion fa­cile à vous pro­po­ser, mais je sais que l’on peut tra­ver­ser l'ex­pé­rience du coeur bri­sé et en sor­tir vi­vant, avec une ca­pa­ci­té à ai­mer to­ta­le­ment re­nou­ve­lée.

1 je prends Soin De moi

Lorsque le coeur brûle au point que ce­la en de­vient in­sup­por­table, la ten­ta­tion est forte de tout faire pour étouf­fer cette dou­leur. C’est ain­si qu’il peut ar­ri­ver de trop boire, trop man­ger, d’en­chaî­ner les aven­tures. Dans le fond, vous le sa­vez dé­jà, ce sont des choses qui fi­nissent par vous faire en­core plus de mal. Mi­sez tout sur le fait de prendre soin de vous. Dor­mez, man­gez sai­ne­ment, pra­ti­quez une ac­ti­vi­té phy­sique et mé­di­tez. Vous pou­vez aus­si prendre une feuille et un sty­lo et écrire tout ce que vous pour­riez faire pour être bon en­vers vous-même. Si, par exemple, il vous ve­nait l’en­vie de vous ins­crire à ce cours de langue (ou de pein­ture sur soie…) qui vous ten­tait de­puis quelque temps dé­jà ?

2 Si je Sais ai­mer, je Sais Souf­frir

On re­cherche le bon­heur comme une chose stable à la­quelle s’ar­ri­mer, alors que la vie est en constante mu­ta­tion. En d’autres termes, à par­tir du mo­ment où l’on aime une autre per­sonne, même quand il nous semble que tout va à mer­veille, on court tou­jours le risque d’avoir le coeur bri­sé. Pour cer­tains, la so­lu­tion est de ne plus ai­mer, mais le re­mède est pire que le mal. Vivre si­gni­fie ai­mer et donc souf­frir. Vous n’avez peut-être pas en­vie de l’en­tendre en ce mo­ment, mais il se­rait naïf de pen­ser le contraire.

3 j’ob­serve mes re­la­tions

Quand je suis tombée amou­reuse, j’ai fait plu­sieurs fois des pro­jets de vie com­mune, et quand mes rêves ont échoué, j’ai souf­fert. En réa­li­té, notre coeur est bri­sé car on se ra­conte que les choses au­raient pu se pas­ser d’une cer­taine ma­nière, alors que la vie en a dé­ci­dé au­tre­ment… Et lors­qu’on s'aper­çoit qu’au lieu d’ac­cep­ter les choses comme elles sont, on conti­nue à pen­ser à ce qui au­rait pu être. Ce­ci ne fait qu’am­pli­fier une ex­pé­rience dé­jà dou­lou­reuse, en la ren­dant en­core plus dif­fi­cile. Répétez alors comme s’il s’agis­sait d’un man­tra : « J’ac­cueille cette ex­pé­rience telle qu’elle est, même si j’au­rais vou­lu qu’elle soit dif­fé­rente ». Si ce­la peut vous ai­der, po­sez une main sur votre coeur. Sen­tez que mal­gré tout, il bat en­core. Vous êtes tou­jours en vie.

4 j’ac­cepte mon pas­sé

Lorsque le coeur est très en­do­lo­ri, les émo­tions qui le tra­versent sont très fortes et désa­gréables. On se sent triste, en co­lère, dé­çu, tra­hi, et quel­que­fois, fran­che­ment déses­pé­ré. Accordez-vous le droit de vivre plei­ne­ment ces émo­tions. Ne res­tez pas blo­qué sur les évé­ne­ments, pour fi­nir par exemple par rap­pe­ler votre ex et l’in­sul­ter. Vous pou­vez res­ter avec vos émo­tions, sans pour au­tant les lais­ser prendre le des­sus. Pour ce faire, prenez contact avec le cou­rage dont vous dis­po­sez – il est tou­jours plus im­por­tant qu’on ne le pense – et fa­mi­lia­ri­sez-vous avec les sen­sa­tions phy­siques de votre coeur bri­sé. Res­sen­tez le poids dans la poi­trine, les noeuds dans la gorge, les larmes qui coulent le long de vos joues, et tout ce qui tra­verse votre corps. La pro­chaine fois que vous vous sen­ti­rez écra­sé sous le poids d’un cha­grin d’amour, con­cen­trez-vous sur vos sen­sa­tions cor­po­relles. Ce n’est peut-être pas amu­sant, mais c’est la ma­nière la plus ef­fi­cace de per­mettre à une émo­tion de suivre son cours et de dé­ve­lop­per la confiance pour pou­voir la trans­for­mer quand le temps se­ra ve­nu.

5 je mé­dite

Mé­di­ter est l’en­traî­ne­ment le plus puis­sant qui existe. Il s’agit d’une ma­nière de se fa­mi­lia­ri­ser avec nous-même, et avec les choses telles qu’elles sont, sans at­tendre qu’elles soient dif­fé­rentes. En mé­di­tant, on cultive la pa­tience, la bon­té, et le cou­rage dont on a be­soin pour af­fron­ter les dif­fi­cul­tés de la vie. Lorsque j’ai eu le coeur bri­sé, la mé­di­ta­tion m’a ai­dée à cal­mer mon es­prit et à m’ai­mer. Elle m’a ap­pris à res­ter avec mon mal être et à le lais­ser se trans­for­mer tout seul, sans for­cer. Seu­le­ment 10 mi­nutes par jour de mé­di­ta­tion peuvent faire des mer­veilles sur un coeur bri­sé.

6 tôt ou tard j’irai mieux

Après la fin dou­lou­reuse d’une his­toire, on se de­mande pen­dant long­temps si l’on pour­ra à nou­veau ai­mer. On peut même réus­sir à se per­sua­der qu’on a le coeur conge­lé pour tou­jours. Soyez-en cer­tain, vous gué­ri­rez, vous avez toutes les res­sources en vous pour le faire. Une fois que votre coeur se­ra à nou­veau en forme, vous se­rez même plus fort qu’avant. Parce que vous sau­rez que vous avez dé­jà en vous tout ce dont vous avez be­soin pour al­ler bien.

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