Té­moi­gnages

Quatre femmes ap­portent leur témoignage, à l’is­sue d’un pro­gramme MBSR de huit se­maines pro­po­sé par Sté­phane Faure (Eu­thy­mia) au So­cial Club, à Bor­deaux.

Esprit Yoga HS - - PROCOLE MBSR -

Ca­ro­line, 50 ans

« C’est la conscience de mes modes de fonc­tion­ne­ment et no­tam­ment de mes an­goisses qui m’a ame­née à m’ins­crire à ce pro­gramme. La pra­tique m’a ap­por­té un re­cen­trage, plus d’écoute de mes émo­tions et pen­sées, telles qu’elles sont et pas for­cé­ment comme je voudrais. Cer­taines dif­fi­cul­tés sont ap­pa­rues, no­tam­ment dans les pra­tiques de mé­di­ta­tion sur les pen­sées et émo­tions. Le tra­vail de l’ac­cep­ta­tion est un long che­min pour moi et j’ai eu sou­vent des pen­sées ju­geantes, mais la pra­tique m’a aus­si ap­por­té des ou­tils, comme la res­pi­ra­tion et le scan cor­po­rel qui sont ra­pides à mettre en place et ac­ces­sibles par­tout. Quand j’au­rai plus d’ex­pé­rience, j’ai­me­rais pro­po­ser cette pra­tique à mes pa­tients – je suis psy­cho­logue cli­ni­cienne – et j’ai­me­rais aus­si faire des groupes pour les en­fants ».

Na­tha­lie, 59 ans

« Au fil du pro­gramme, j’ai trou­vé da­van­tage de sé­ré­ni­té in­té­rieure et plus de bien­veillance à mon égard et à l'égard des autres. J’ai dé­ve­lop­pé une ca­pa­ci­té à ne pas sur-réa­gir, que ce soit dans des si­tua­tions per­son­nelles ou pro­fes­sion­nelles, à prendre un temps de re­cul avant de ré­pondre ou d’agir… Le pro­gramme m’a per­mis d’étayer une pra­tique de mé­di­ta­tion per­son­nelle com­men­cée il y a plu­sieurs an­nées, en lien avec d’autres pra­tiques "mé­di­ta­tives" et de com­plé­ter une for­ma­tion de "Pé­da­go­gie à l’at­ten­tion bien­veillante". Tous ces ou­tils vont m’être très utiles pour mon­ter un pro­jet d’in­ter­ven­tion dans les écoles de ma ré­gion ».

alexan­dra, 41 ans

« Pra­ti­quante ré­gu­lière de yo­ga, je crai­gnais, au dé­part, de ne pas ap­prendre grand-chose... Je me trom­pais. Le pro­gramme est ex­tra­or­di­nai­re­ment bien conçu et ses ef­fets très puis­sants. Je le constate dans mon quo­ti­dien. Je suis beau­coup plus dis­po­nible, à moi-même et aux autres, plus at­ten­tive à ce qui se passe en moi et au­tour de moi, plus sen­sible aux pe­tits signes avant-cou­reurs des « émo­tions dif­fi­ciles » comme le stress ou la co­lère (que j’ar­rive, du coup, plus fa­ci­le­ment à désa­mor­cer), mais j’ap­pré­cie aus­si da­van­tage ce qui est beau, bon, agréable. Je pro­fite mieux des mo­ments que je vis, seule, avec mon com­pa­gnon, mes en­fants et mes amis. Je me mets beau­coup moins de pres­sion et pour­tant j’ai l’im­pres­sion d’être beau­coup plus ef­fi­cace. En­fin, last but not

least : j’ai beau­coup plus d’éner­gie ! »

olivia, 44 ans

« Di­rec­trice de la gare de Bor­deaux, je vis ac­tuel­le­ment (mars 2016, NDLR) avec mon équipe une pé­riode in­tense de tra­vail qui gé­nère du stress : mul­tiples tra­vaux de très grande envergure à gé­rer, aléas du chan­tier, main­tien de l’ex­ploi­ta­tion du site fer­ro­viaire, tout ce­la pour ac­cueillir la ligne à grande vi­tesse qui re­lie­ra Pa­ris à Bor­deaux en 2h. Ayant ap­pris que la mé­di­ta­tion per­met­tait de mieux vivre le stress au tra­vail et de mieux fonc­tion­ner en équipe, j’ai pro­po­sé à six de mes col­la­bo­ra­teurs de suivre le pro­gramme MBSR. Ils ont tous été par­tants et ils ont tous – sauf un peut-être – été sa­tis­faits. C’est un peu tôt pour consta­ter tous les bé­né­fices, mais ce­la a créé de la com­pli­ci­té pro­fes­sion­nelle, plus d’écoute et de so­li­da­ri­té au tra­vail. À titre per­son­nel, le pro­gramme MBSR m’a non seu­le­ment ap­pris à mé­di­ter mais aus­si à prendre du re­cul au tra­vail et dans la vie so­ciale quo­ti­dienne. J’es­saie de "ra­len­tir", d’être plus à l ‘écoute de moi-même, pour mieux faire les choses et mieux vivre l’ins­tant pré­sent ».

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