Nice-Matin (Cannes) : 2019-06-20

Cannes : 11 : 11

Cannes

Cannes nice-matin Jeudi 20 juin 2019  mois ferme pour l’agresseur au couteau céramique I que le témoin soit absent. On aurait aussi pu faire quelques vérificati­ons sur la victime. Elle n’a pas été agressée gratuiteme­nt par mon client et un sentiment de persécutio­n pèse dans sa personnali­té. » lundi à l’audience de renvoi. - « Que s’est il passé ? » demande son matériel. Il se rendra de lui-même au commissari­at affirmant « que ce n’était l avait agressé son voisin à coup de marteau et entaillé le cou de sa victime avec un couteau céramique (1). «Lecoup Le ministère public estime que le prévenu « n’était en aucun cas en légitime défense et rapporte qu’il y a eu peu de témoins sinon une déclaratio­n a laquelle on ne peut accorder que peu de crédit. Elle émane d’un individu sous bracelet électroniq­ue ami de la victime ». le président a la victime - « Il m’a dit je vais te tuer, je vais violer ta femme devant tes enfants. Il n’est pas normal. Il me fait peur. Je n’arrive plus à dormir, j’y pense sans cesse » qu’un combat de coqs. » est passé si près de la carotide que l’affaire aurait pu se terminer aux assises » Deux versions des faits qui s’opposent avait déclaré le procureur de la République lors d’une première audience devant le tribunal correction­nel de Grasse le 31 mai dernier. L’agresseur, Skandar Chabbout, 38 ans, avait demandé un délai pour préparer sa défense, la victime fortement traumatisé­e, n’avait pu alors témoigner à la barre. Cet homme robuste, la trentaine, portant un pansement au cou – la plaie avait nécessité 8 points de suture et 4 jours d’ITT – s’est écroulé en larmes lorsque le président Michaël Janas lui a demandé de s’exprimer à la barre - « C’est un conflit de voisinage sur fond de consommati­on de stupéfiant­s et de jalousie entre deux couples pour lesquels s’opposent deux versions, deux personnali­tés. Le prévenu est rentré tranquille­ment chez lui en disant à sa compagne : je me suis embrouillé avec l’autre cona... » déclare Le tribunal condamnera Skandar à 30 mois de prison dont 15 avec sursis, mise à l’épreuve pendant 2 ans et maintien en détention, interdicti­on de paraître dans la résidence de la victime et de l’approcher. Il est relaxé pour les faits de menaces de mort et doit s’acquitter de 100 jours amendes à 7 euros pour non déclaratio­n au FIJAIS.(2) l’homme en sanglots. Avec 5 mentions à son casier judiciaire et une peine importante aux assises pour des faits de viol, Skandar était aussi poursuivi pour non justificat­ion de son adresse par une personne enregistré­e dans le fichier des auteurs d’infraction­s sexuelles. Le procureur requiert 30 mois de prison dont 6 avec sursis mise à l’épreuve et maintien en détention. Aux intérêts de son client, Me Julien Darras estime que « c’est un - « C’est un dealer qui me fournissai­t en cocaïne. Il m’a agressé en posant son front contre le mien. Je me suis défendu » répond Skandar qui reconnaît les faits, sans ressentir la moindre empathie pour le blessé. Il est autoentrep­reneur en charge de l’entretien de la résidence « Richelieu » dans laquelle se sont produits les faits et prétend avoir été poursuivi par la victime, de la cour intérieure servant de parking jusqu’à son local ou il entrepose indique l’avocat de la partie civile. Quant au rapport d’expertise psychiatri­que du prévenu, il révèle une altération du discerneme­nt et un sentiment de persécutio­n avec un risque de réitératio­n des faits. JEAN STIERLÉ 1 . Nice-Matin édition du 1er et 2 juin 2019. 2. Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infraction­s sexuelles ou violentes. dossier compliqué et je regrette Rébellion... contre le Cannes Lions Festival