Nice-Matin (Cannes) : 2019-06-20

Grand Prix De France : 32 : 32

Grand Prix De France

nice-matin Jeudi 20 juin 2019 GRAND PRIX DE FRANCE « C’était un manque » A Comment va le moral quelques jours après votre mésaventur­e en Sardaigne ? important d’avoir un GP à domicile surtout qu’on a trois pilotes – Pierre rugby. Il n’y a pas grand-chose de similaire. Ce qui change le plus au niveau du pilotage, c’est la vitesse des courbes avec les appuis aérodynami­ques, on n’est pas habitués à ça en rallye. Au niveau du freinage, les choses diffèrent également : en F, il est très violent, beaucoup plus qu’en rallye. près avoir heurté vendredi dernier un rocher dans l’ES  du rallye de Sardaigne, Sébastien Ogier (Citroën Sport) a abandonné toute chance de bien figurer en Italie. Cédant du même coup la première place du classement mondial. Le Gapençais de  ans, sextuple champion du monde en titre, restait tout de même positif : « Tout est encore possible » pour la suite de la saison. Alors que le Grand Prix de France de F se profile, ce grand fan d’Ayrton Senna, de passage dans le Var pour le tournage d’un futur spot publicitai­re, s’est livré sur un monde qui le fascinait étant jeune. Gasly (Red Bull), Romain Grosjean (Haas F) et Esteban Ocon (pilote de réserve chez Mercedes) –, presque (Leclerc, le Le moral, ça va, je ne suis pas du genre à baisser les bras après un mauvais week-end, ça fait partie du jeu en sport auto. Là, je suis surtout content d’avoir un break de deux semaines pour recharger les batteries, et j’arriverai en Finlande hyper motivé pour repartir dans le bon sens. quatre avec Charles Monégasque), qui sont concernés. Je n’y assisterai pas cette année car je suis en vacances, mais c’est évidemment un événement que je suis de près. Vous voir un jour piloter en F, c’est donc impossible ? Est-ce un avantage de courir à domicile ? Il faut être réaliste, aujourd’hui, c’est impossible, je suis trop vieux (rires). Mais je ne regrette rien, je suis déjà heureux et chanceux d’avoir pu faire une telle carrière en rallye. J’adore ma discipline, j’aime cette diversité de pouvoir piloter sur asphalte, sur neige, sur terre, c’est extrêmemen­t grisant et excitant. La F, c’est déjà bien trop tard, et je ne sais pas si j’aurais pris plus de plaisir en F qu’en rallye donc je n’ai aucun regret. Que représente le GP de France pour vous ? Dans le sport auto je ne pense pas. Bien sûr, on a un soutien particulie­r, on connaît les circuits ou les pistes, mais, d’un autre côté, on a davantage de pression, plus d’attentes et ce n’est pas toujours facile à gérer. Déjà, je suis très heureux qu’on ait à nouveau un grand prix en France. Clairement, c’était un manque pour le sport auto en France. C’est Êtes-vous amis avec certains pilotes ? Bien sûr, je connais bien tous les pilotes français, notamment Romain. On avait couru ensemble à la course des champions en  et depuis on est toujours restés en contact. Pierre, je le connais par l’intermédia­ire de la FFSA, on avait d’ailleurs participé à une course ensemble ici, au Castellet, en . Et Esteban, on a le même coach sportif donc on se côtoie assez souvent. Comme Fernando Alonso ou Sébastien Loeb, envisagez-vous de changer de discipline à plus ou moins long terme ? Je vois la fin de ma carrière WRC en fin d’année prochaine, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de sport auto. Ce qui est sûr, c’est que j’ai envie de baisser de rythme, je veux me consacrer un peu plus à ma famille, profiter car il y a plein de belles choses à faire dans la vie. Mais j’ai quand même d’autres projets en tête au niveau du pilotage, même si pour le moment rien de très concret. Une certitude, c’est qu’un jour ou l’autre, j’aimerais participer au Mans. Vous aviez essayé une Formule  grâce à Red Bull en . Quel souvenir en gardezvous ? C’était un rêve qui devenait réalité. C’était un excellent souvenir de pouvoir goûter à ces sensations extrêmes. C’est bien différent de ce que je fais moi, donc j’avais vraiment apprécié, c’était juste trop court. Marquer l’histoire et dépasser les neuf titres de Loeb n’est donc pas l’objectif ? Déjà, je n’en suis qu’à six titres donc gardons les pieds sur terre, il faut rester humble. Mais de toute façon, ce n’est pas un objectif que je me suis fixé et qui m’attire plus que ça. Moi, mon dernier challenge, c’est de gagner un titre avec une troisième équipe différente (déjà titré avec Peut-on comparer le monde du rallye et celui de la Formule  ? Honnêtemen­t, ça n’a rien à voir. En exagérant, c’est comme si on comparait le foot et le Volkswagen et M-Sport, Ogier espère cette année conquérir un e avec Citroën). Propos recueillis par Julien Guerre